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Lancement de «Stages France Excellence» pour jeunes ingénieurs et scientifiques coréens

Actualités 16.12.2018 à 09h22
L'ambassadeur de France en Corée du Sud Fabien Penone prononce un discours le 14 décembre 2018 lors de la réception de lancement du programme «Stages France Excellence» à la résidence de France à Séoul.
Patrick Defranoux, président de Thales Korea, lors de la réception de lancement du programme «Stages France Excellence» le 14 décembre 2018 à la résidence de France à Séoul.
L'ambassadeur de France à Séoul, Fabien Penone (4e à partir de la g.), pose pour une séance photos avec des représentants de sociétés et institutions françaises partenaires du programme «Stages France Excellence» lors de la réception de lancement du programme.

SEOUL, 16 déc. (Yonhap) -- Les jeunes ingénieurs et scientifiques sud-coréens sont invités à venir plus nombreux étudier en France et se former au sein d'entreprises et institutions françaises à travers un nouveau programme de stages.

L'ambassade de France en Corée du Sud a officiellement lancé le programme «Stages France Excellence» pour attirer dans l'Hexagone davantage d'étudiants scientifiques et ingénieurs coréens qui sont encore trop peu par rapport à l'importante mobilité étudiante franco-coréenne.

«Nous souhaitons aujourd'hui encourager davantage de jeunes ingénieurs et scientifiques coréens à venir étudier en France», a déclaré l'ambassadeur de France à Séoul, Fabien Penone, lors d'une réception organisée vendredi soir à la résidence de France à l'occasion du lancement de ce programme.

«Réaliser des stages dans des entreprises françaises en France, en Corée ou dans les réseaux internationaux de ces entreprises permettra aux jeunes coréens de professionnaliser leur parcours, de développer leurs compétences et de se créer des réseaux», a-t-il également assuré.

La réception a vu la présence d'une soixantaine de personnes dont des chefs d'entreprises françaises, notamment Patrick Defranoux, président des Conseillers du commerce extérieur de Corée et PDG de Thales Korea, David-Pierre Jalicon, président de la Chambre de commerce et d'industrie franco-coréenne (FKCCI) et président de DPJ & Partners Architecture, des représentants d'universités coréennes et des membres de France Alumni Corée.

Le programme offrira aux étudiants coréens en licence, master ou doctorat de sciences et ingénierie l'opportunité d'effectuer un stage de trois à six mois dans une société française présente en Corée du Sud, en France ou dans un pays tiers. Une plate-forme sera créée sur le site Internet de l'Institut français de Corée du Sud pour les aider à trouver des opportunités de stage dans des entreprises françaises.

Le lancement de cette initiative comprend 14 sociétés et institutions françaises partenaires : Air Liquide, Arkema, Asiance, le Commissariat à l'énergie atomique (CEA), CMA-CGM, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Dassault Systèmes, DPJ & Partners Architecture, groupe Renault, Guerbet, Orano, Thales, Transatel et Total.

Ce programme entre aussi dans le cadre des efforts des deux pays destinés à développer les échanges et la coopération dans les domaines des sciences et de l'enseignement.

Lors d'un sommet bilatéral qui s'est tenu le 15 octobre dernier à Paris, le président Moon Jae-in et son homologue français Emmanuel Macron sont convenus de la «nécessité de renforcer la coopération dans le domaine des sciences et des nouvelles technologies». Ils se sont également mis d'accord pour «encourager la mobilité étudiante entre les deux pays, en particulier dans les domaines des sciences fondamentales et de l'ingénierie», selon la déclaration conjointe publiée à l'issue de leur réunion.

Dans son discours, l'ambassadeur a mis en avant l'image de la France en tant que «grande nation scientifique» avec de nombreux Prix Nobel, de Marie Curie à Françoise Barré-Sinoussi, le record de médailles Fields (ex-aequo avec les Etats-Unis) et les grandes institutions scientifiques classées parmi les meilleures au monde comme le CNRS et le CEA.

«Pour un jeune scientifique coréen, venir étudier en France, c'est donc l'assurance de pouvoir être formé dans de meilleures institutions scientifiques», a-t-il souligné.

Au cours de la réception, le président de Thales Korea a présenté un stage de trois mois effectué en été dernier sur le site à Valence de Thales par un Sud-Coréen, Kim Sung-jin, diplômé de l'Institut des sciences et technologies avancées de Corée (KAIST) et de l'Ecole polytechnique en France. En décrivant son stage comme une «expérience réussie», Defranoux a invité des jeunes scientifiques et ingénieurs coréens à venir faire un stage au sein du groupe d'électronique spécialisé dans l'aérospatial, la défense et les technologies de l'information et présent en Corée du Sud depuis plus de 35 ans.

Ce programme destiné à «faire le lien entre la recherche et le monde des entreprises» non seulement favorisera la carrière professionnelle des étudiants coréens mais aussi bénéficiera aux entreprises partenaires. Les exportations françaises vers la Corée du Sud ont dépassé pour la première fois le seuil des 5 milliards d'euros l'année dernière et les investissements sud-coréens vers la France se sont multipliés, notamment dans le secteur des nouvelles technologies, selon le représentant de la France à Séoul.

«Pour continuer à se développer en Corée du Sud ou pour travailler davantage avec des entreprises coréennes, les entreprises françaises doivent aussi pouvoir compter sur des relais d'influence au sein des entreprises sud-coréennes», a-t-il noté.

Outre les entreprises citées ci-dessus qui accueilleront des étudiants coréens en stage, l'ambassade s'appuiera aussi sur les universités coréennes «qui seront les plus à même de promouvoir ce programme auprès de leurs étudiants», a ajouté l'ambassadeur.

Lee Sae-rom

(FIN)

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