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Envoi par e-mail d'un code malveillant supposé à des journalistes

Actualités 07.01.2019 à 16h37
(Photomontage)

SEOUL, 07 jan. (Yonhap) -- Un courrier électronique soupçonné de contenir un code malveillant a été envoyé à plus de 70 journalistes, la plupart appartenant au groupe de presse du ministère de l'Unification, entraînant l'ouverture d'une enquête sur l'incident, a fait savoir ce lundi un officiel.

Le courriel intitulé «documents de référence TF» et joint d'un fichier compressé a été envoyé plus tôt dans la journée via une adresse privée appartenant à une personne du nom de «Yoon Hong-geun». Le ministère soupçonne que celui-ci contient un code malveillant destiné au piratage informatique.

«Depuis le début de cette année, de nombreuses tentatives de piratage informatique et de cyberattaques sont menées par des individus se déguisant en gouvernement et ministère de l'Unification», a déclaré le porte-parole du ministère Baik Tae-hyun lors d'un point de presse.

«Le dernier incident a été envoyé aux agences compétentes (pour une enquête approfondie)», a-t-il ajouté.

Un spécialiste qui a analysé le courriel a noté qu'il proviendrait de la Corée du Nord en s'appuyant sur les noms des fichiers attachés et la manière dont il a été conçu pour les attaques.

Il a toutefois émis des réserves en notant qu'il faudra plus de temps pour déterminer l'auteur de l'attaque compte tenu du fait que le code lui-même et la manière dont il était destiné à s'infiltrer dans les systèmes informatiques sont relativement peu communs.

Cet incident s'est produit quelques jours après que le ministère a annoncé qu'une enquête était en cours pour déterminer l'auteur d'une tentative de harponnage utilisant un e-mail avec un document d'analyse prétendant provenir du ministère de l'Unification sur le discours du Nouvel An 2019 du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

Le mois dernier, le ministère a reconnu que des informations personnelles concernant environ 1.000 transfuges nord-coréens, dont les noms et adresses, avaient été compromises par le biais d'un ordinateur infecté par un code malveillant installé dans un centre d'accueil géré par l'Etat.

Un officiel du ministère a affirmé plus tôt ne pas pouvoir dire si la Corée du Nord a été derrière cette attaque ou non comme l'enquête est toujours en cours. Le porte-parole a indiqué qu'aucun dégât n'a été rapporté suite à ce piratage.

lsr@yna.co.kr

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