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(LEAD) Le Japon convoque l'ambassadeur sud-coréen suite à la décision de saisie des avoirs d'une entreprise japonaise

International 09.01.2019 à 21h01

TOKYO/SEOUL, 09 jan. (Yonhap) -- Le gouvernement japonais a convoqué ce mercredi l'ambassadeur sud-coréen à Tokyo pour protester contre la décision d'une cour sud-coréenne de saisir les avoirs d'une entreprise japonaise en Corée du Sud suite à une demande de victimes du travail forcé en temps de guerre.

La Cour suprême sud-coréenne a ordonné l'année dernière à Nippon Steel & Sumitomo Metal de verser des compensations à quatre Sud-Coréens qui ont été forcés à travailler de façon non rémunérée pendant la Seconde Guerre mondiale, quand la Corée était sous domination coloniale japonaise.

L'entreprise japonaise refusant de se soumettre à cette injonction, les plaignants ont déposé une demande de saisie. Une cour à Pohang a approuvé cette demande mardi.

Le vice-ministre japonais des Affaires étrangères Takeo Akiba a dit regretter la décision de la cour lors de sa rencontre avec l'ambassadeur Lee Su-hoon.

Après son entretien de dix minutes avec Akiba, Lee a dit à la presse que Séoul et Tokyo devraient faire davantage d'efforts pour empêcher que n'empirent les relations bilatérales, en particulier quand leurs relations sont dans une situation «difficile».

Selon Kyodo News, le Japon a demandé à Lee que Séoul et Tokyo entament des discussions sur la question de la saisie des avoirs.

L'ambassadeur de Corée du Sud au Japon Lee Su-hoon au ministère japonais des Affaires étrangères ce mercredi 9 janvier 2019.

Relevant la nécessité de gérer ce différend diplomatique «de façon calme et prudente», le ministère des Affaires étrangères a fait savoir qu'il étudiera en détail la requête du Japon.

«Selon la position de principe que le gouvernement respecte les décisions de justice sur les victimes du travail forcé et les procédures judiciaires, il agira en prenant en compte le besoin de guérir les douleurs et les cicatrices des victimes et les relations Corée-Japon», a indiqué le ministère dans un communiqué de presse.

Le ministère a en outre dit penser que «causer un conflit et un antagonisme superflus ne sera jamais utile pour résoudre le différend.»

Les avoirs en question sont 81.075 actions, d'une valeur approximative de 400 millions de wons (356.000 dollars), de PNR, une coentreprise établie entre Nippon Steel et l'aciériste sud-coréen POSCO.

Le Japon estime que toutes les questions ayant trait aux réparations en lien avec la période coloniale ont été réglées par la signature de l'accord de 1965 de normalisation des relations bilatérales.

PNR a reçu en fin de journée les documents de la cour concernant la saisie, rendant cette dernière effective.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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