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L'ex-chef de la Cour suprême défend le système judiciaire avant l'interrogatoire du Parquet

Actualités 11.01.2019 à 11h56

SEOUL, 11 jan. (Yonhap) -- L'ancien chef de la Cour suprême Yang Sung-tae a défendu le système judiciaire et lui-même alors qu'il était sur le point de se faire interroger par les procureurs sur une série d'allégations dans le cadre d'un scandale grandissant d'abus de pouvoir.

Yang est apparu devant la Cour suprême, située dans le sud de la capitale, avant l'interrogatoire prévu à 9h30 au Parquet central du district de Séoul. La sécurité était renforcée et de nombreux manifestants réclamaient sa condamnation.

L'ancien chef de la Cour suprême Yang Sung-tae (au centre) répond aux questions des journalistes le 11 janvier 2019, devant la Cour suprême à Séoul, avant l'interrogatoire au Parquet.

«Je n'ai que moi-même à blâmer pour tout cela. C'est à moi que cette responsabilité incombe», a-t-il déclaré à la presse. «Je suis également profondément désolé que le public s'inquiète des événements qui se sont produits sous mon mandat.»

Il a cependant rejeté les accusations de plus en plus nombreuses selon lesquelles le pouvoir judiciaire aurait été impliqué dans une éventuelle ingérence de procès, soulignant que «la majorité des fonctionnaires des tribunaux sont déterminés à servir le public au nom de la justice».

«Nous n'avons jamais agi contre notre conscience et la primauté du droit. Et je crois en elles», a affirmé Yang.

Il a également appelé le public à faire confiance à la justice et à suivre l'enquête «sans parti pris».

«Si (mes fonctionnaires) avaient commis quelque chose de mal, j'en serais tenu pour responsable, mais je souhaite également que cette enquête soit menée de manière objective, sans parti pris ni préjugé.»

L'homme de 71 ans est accusé d'avoir utilisé ou tenté d'utiliser des procès comme moyen d'influence politique pour faire du lobbying auprès du bureau de Park Geun-hye, la présidente d'alors, afin d'obtenir son approbation pour la création d'une cour d'appel distincte, un projet qu'il envisageait depuis longtemps.

Yang Sung-tae est le premier ancien président de la Cour suprême sud-coréenne à subir un interrogatoire des procureurs en qualité de suspect. Il fait face à au moins 40 chefs d'accusation, notamment pour abus de pouvoir et divulgation de secrets d'Etat.

lp@yna.co.kr

(FIN)

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