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(4e LD) Le 2e sommet Trump-Kim aura lieu les 27 et 28 février au Vietnam

Corée du Nord 06.02.2019 à 16h34
Le président américain Donald Trump prononce le mardi 5 février 2019 son discours sur l'état de l'Union à la Chambre des représentants à Washington. (Reuters=Yonhap)

WASHINGTON, 05 fév. (Yonhap) -- Le président américain Donald Trump a annoncé ce mardi que son deuxième sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un aurait lieu les 27 et 28 février prochains au Vietnam.

La date et le lieu avaient été tenus secrets comme les deux pays étaient en négociation sur les mesures à prendre après leur premier sommet historique en juin dernier à Singapour.

«Beaucoup de travail reste à faire mais ma relation avec Kim Jong-un est bonne», a déclaré Trump au cours de son discours sur l'état de l'Union.

«Le président (de la Commission des affaires de l'Etat) Kim et moi nous rencontrerons à nouveau les 27 et 28 février au Vietnam», a-t-il dit sans préciser la ville d'accueil du sommet à venir.

Cette annonce a été faite peu après que le représentant nucléaire américain Stephen Biegun est arrivé à Pyongyang pour discuter de l'organisation du prochain sommet bilatéral.

Biegun avait dit plus tôt qu'il projetait de discuter avec son homologue nord-coréen Kim Hyok-chol des «mesures correspondantes» pour le démantèlement des programmes nucléaire et balistique de Pyongyang.

Lors du premier sommet, Trump et Kim s'étaient mis d'accord pour établir de «nouvelles» relations entre leurs pays, bâtir une paix durable sur la péninsule coréenne et œuvrer à la dénucléarisation complète de la péninsule.

Cet accord a été toutefois critiqué pour son manque de détails.

Certains, dont le directeur du renseignement national américain Dan Coats, se sont aussi montrés sceptiques quant à la possibilité de voir le régime communiste renoncer aux armes nucléaires qui sont considérées par leurs dirigeants comme vitales pour la survie du régime.

Cela dit, Trump a noté que son engagement diplomatique vis-à-vis de la Corée du Nord a conduit à des résultats concrets, dont la suspension des tests nucléaires et balistiques et le rapatriement des détenus américains.

«Dans le cadre d'une nouvelle diplomatie audacieuse, nous continuons nos efforts historiques pour la paix sur la péninsule coréenne», a-t-il souligné dans son discours en ajoutant que, s'il n'avait pas été élu président, les Etats-Unis seraient dans une «grande guerre» avec le Nord.

Il s'agit d'un changement de ton notable par rapport à l'année 2017 durant laquelle les tensions se sont exacerbées avec des échanges de menaces et d'invectives personnelles entre les deux dirigeants suite à des essais d'armes nucléaires et de missiles balistiques nord-coréens capables d'atteindre le territoire américain.

Dans le cadre d'une campagne de «pression maximale», l'administration Trump a imposé de lourdes sanctions économiques et politiques contre le régime communiste et amené le Conseil de sécurité des Nations unies à adopter à l'unanimité une série de sanctions contre Pyongyang.

La Corée du Nord s'est plainte du fait que les Etats-Unis n'ont pas récompensé de mesures de dénucléarisation comme le démantèlement d'un site d'essais nucléaires et plusieurs installations de missiles et appelle à un allègement des sanctions et à la déclaration de fin officielle de la guerre de Corée (1950-1953).

Biegun a réaffirmé la semaine dernière que les Etats-Unis maintiendraient les sanctions contre Pyongyang jusqu'à la dénucléarisation complète. Cela dit, il a laissé la porte ouverte à d'autres actions non spécifiées qui, selon lui, pourraient être prises par Washington «simultanément et parallèlement» aux mesures nord-coréennes.

L'émissaire a également laissé entendre que Trump est ouvert à une déclaration de fin de guerre pour aller au-delà des hostilités qui affectent les relations entre les deux pays depuis sept décennies.

Afin d'achever la dénucléarisation, Biegun a souligné que le Nord devrait fournir un détail complet de ses programmes nucléaire et de missiles «à un moment donné» et répondre à la promesse de Kim de détruire toutes les installations de plutonium et d'enrichissement d'uranium et autres.

Le bureau présidentiel sud-coréen Cheong Wa Dae a salué cette officialisation du deuxième sommet Corée du Nord-Etats-Unis.

«Les dirigeants nord-coréen et américain ont déjà fait le premier pas destiné à se débarrasser de 70 ans d'histoire d'hostilités à Singapour», a déclaré le porte-parole présidentiel Kim Eui-kyeom lors d'un point de presse. «Nous souhaitons qu'ils fassent un pas en avant au Vietnam pour des progrès plus concrets et réels», a-t-il ajouté.

Le Vietnam avait été cité par des médias comme un site potentiel, notamment sa ville touristique de Da Nang.

Le pays d'Asie du Sud-Est a établi des relations diplomatiques aussi bien avec les Etats-Unis qu'avec la Corée du Nord et représente un modèle de pays qui est passé du statut d'ennemi à celui de grand partenaire de Washington.

«Le Vietnam et les Etats-Unis ont brandi jadis des armes à feu et armes blanches mais sont devenus aujourd'hui des amis», a noté le porte-parole. «Nous souhaitons que le Vietnam devienne le meilleur cadre pour que la Corée du Nord et les Etats-Unis écrivent une nouvelle histoire», a-t-il ajouté.

Kim a toutefois refusé de parler de la ville d'accueil et a dit simplement qu'il y aurait une annonce officielle des Etats-Unis et de la Corée du Nord.

Plus tôt dans la journée, Trump avait affirmé à un groupe de journalistes qu'il projetait aussi de tenir un sommet avec le président chinois Xi Jinping à la fin de ce mois-ci.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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