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Séoul va proposer à la Chine et au Japon un accord trilatéral afin de réduire la pollution aux particules fines

International 15.02.2019 à 17h47

SEOUL, 15 fév. (Yonhap) -- La Corée du Sud va proposer à la Chine et au Japon de signer un accord trilatéral pour combattre la pollution aux particules fines en Asie du Nord-Est lors de la réunion des ministres de l'Environnement des trois pays en novembre, ont fait savoir ce vendredi des sources du gouvernement.

Cette décision a été prise pendant la première réunion du Comité spécial de lutte contre les particules fines, établi dans le cadre de la Loi spéciale sur la gestion et réduction de la matière particulaire, entrée en vigueur aujourd'hui.

Cette loi jette les bases légales pour que les administrations locales puissent contraindre les centrales au charbon et autres grands émetteurs de particules à diminuer leurs émissions.

Lors de cette réunion, le Premier ministre Lee Nak-yon, des représentants des gouvernements locaux et des experts du privé ont également discuté de mesures globales visant à réduire les émissions de particules fines cancérogènes.

Réunion du Comité spécial de lutte contre les particules fines ce vendredi 15 février 2019 à Séoul.

Le gouvernement a pour la première fois fixé des objectifs annuels de concentration moyenne en particules fines.

Il cherchera cette année à abaisser la concentration moyenne à 21,5 microgrammes par mètre cube à Séoul, qui était l'année dernière de 23 microgrammes. L'objectif est de 20 microgrammes en 2020, 19 microgrammes en 2021 et 17 à 18 microgrammes en 2022.

Il cherche aussi à réduire le nombre de journées où le niveau de particules fines est «mauvais» à 55 cette année, contre 61 l'année dernière. L'objectif pour 2022 est de 40 jours.

Divers projets conjoints de recherche seront entrepris à travers le centre de coopération environnementale Corée du Sud-Chine ouvert à Pékin l'année dernière.

L'Institut national de la recherche environnementale, un groupe de réflexion relevant du ministère de l'Environnement, a récemment indiqué que les sources externes, principalement de Chine, ont représenté en janvier 75% de la pollution aux particules fines en Corée du Sud.

Une étude du Service national d'information sur les ressources a également confirmé que la Chine est responsable en grande partie de la pollution aux particules fines en Corée. L'étude du NIRS, qui dépend du ministère de l'Intérieur et de la Sécurité, a analysé les flux de particules fines à Incheon, à l'ouest de Séoul, de janvier 2015 à mars 2018.

La Chine affirme n'avoir rien à voir avec ce type de pollution en Corée.

«Il a déjà été prouvé que la poussière fine provient principalement de la Chine. Les particules fines causent une douleur beaucoup plus grande aux Chinois. Nous répétons notre appel à une coopération responsable de la Chine», a déclaré le Premier ministre.

Le gouvernement cherchera à réduire le nombre de véhicules diesel, qui seraient responsables d'environ 22,1% de la pollution aux particules fines dans la capitale et ses environs.

En vertu de la loi spéciale, les administrations locales sont obligées de prendre des mesures d'urgence de réduction des particules si le niveau quotidien moyen de particules ultrafines, d'un diamètre inférieur à 2,5 micromètres, dépasse 50 microgrammes par mètre cube, et que les prévisions indiquent une concentration au moins identique le jour suivant.

Les émetteurs ne respectant pas les mesures d'urgence encourront une amende allant jusqu'à 2 millions de wons (1.780 dollars).

Le comité spécial a en outre décidé d'augmenter le nombre de centrales concernées par la loi spéciale de 36 à 47.

Grâce à l'application de cette loi, le pays espère réduire ses émissions de particules fines de 35,8% d'ici 2022 par rapport à 2014.

mathieu@yna.co.kr

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