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Découverte d'un rapport de la police française sur l'indépendantiste Seu Ring-haï

Actualités 01.03.2019 à 07h00
Rhee Syng-man (à gauche) et Seu Ring-haï. (Photo d'archives Yonhap)
Rapport de la police française sur le résultat de l'enquête sur Seu Ring-haï. (Fourni par Lee Jang-kyu)

PARIS, 17 fév. (Yonhap) -- L'existence d'un rapport de la police française qui a enquêté sur le militant pour l'indépendance Seu Ring-haï a été confirmée pour la première fois.

Ce document a été découvert par Lee Jang-kyu qui effectue un doctorat sur le mouvement d'indépendance coréen à l'université Paris 7 et Marie-Orange Rivé-Lasan, maîtresse de conférences d'histoire sociale et politique de la Corée contemporaine à l'université Paris Diderot, dans les Archives de la préfecture de police, situées près de Paris.

Il s'agit d'un rapport d'une page qui a été rédigé le 12 novembre 1936 sous le nom d'un commissaire de police et qui a été envoyé au directeur des Renseignements généraux et des Jeux et au préfet de police.

Le document indique la date et le lieu de naissance de Seu, la date de son arrivée en France, ses études en France et ses activités de presse et politiques à Paris.

Seu est un combattant de l'indépendance qui a mené des activités en France durant les années 1920-1940 pour informer les grandes puissances européennes sur l'injustice du régime colonial japonais. Il a été le premier représentant du gouvernement provisoire coréen en France.

Après son retour en Corée en 1947, il a travaillé dans le secteur littéraire et a disparu en 1956 à Shanghai, où il a enseigné dans un établissement scolaire élémentaire pour enfants de Coréens résidant dans la ville chinoise.

Le rapport a montré que Seu a collaboré avec les revues «L'Europe», créée par Romain Rolland, et «Monde» et qu'il a été membre du comité de lutte contre la guerre et le fascisme.

«Seu Ring-haï écrivait beaucoup dans les journaux à cette époque et, chaque fois, il exhortait les Français à montrer de la justice et de la conscience en se basant sur l'esprit de liberté», a analysé Lee.

«L'Europe» est un magazine créé en 1923 dans lequel divers intellectuels progressistes ont collaboré et «Monde» est une revue d'information littéraire pour laquelle écrivaient des élites et artistes reconnus, comme Albert Einstein, Maxime Gorki, Louis Aragon et Pablo Picasso.

La collaboration avec ces magazines montre que Seu a eu des relations étroites avec les élites de l'Europe qui réfléchissaient sur la paix internationale.

La raison pour laquelle Seu a été surveillé par la police française est que ses activités pour le mouvement de lutte contre le colonialisme ont été remarquées par un organe puissant.

La France, qui colonisait des grands territoires comme l'Indochine à cette époque, surveillait très attentivement les activités sur son territoire de militants de l'indépendance.

Le monde académique coréen se focalise à présent sur la valeur de ce rapport.

«Le document envoyé par Seu au gouvernement provisoire montre qu'il a travaillé dans la presse française pour gagner de l'argent et a mené des activités pour l'indépendance en communiquant avec ses compagnons français, et le rapport découvert cette fois-ci est un document qui peut prouver concrètement ces faits. Ce rapport pourra élargir les horizons de l'histoire du mouvement d'indépendance», a estimé le professeur Chang Seok-heung de l'université Kookmin qui a fait des recherches sur la vie de Seu.

rainmaker0220@yna.co.kr

(FIN)

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