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Un expert américain préconise différents critères pour mesurer le succès du sommet Trump-Kim

International 18.02.2019 à 11h19
Après la signature

SEOUL, 18 fév. (Yonhap) -- Daniel DePetris, membre du groupe de réflexion Defense Priorities, a appelé à des critères différents pour mesurer le succès du sommet de la semaine prochaine entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, insistant sur le fait que l'objectif politique américain n'est pas la dénucléarisation mais la paix dans la péninsule coréenne.

L'argument de l'expert américain semble en partie avoir pour objectif de protéger Trump des critiques qu'il pourrait subir si le sommet des 27 et 28 février à Hanoï, au Vietnam, ne produit pas de résultats concrets en matière de dénucléarisation.

Par conséquent, cela exacerbe les inquiétudes selon lesquelles Washington pourrait abaisser ses exigences et se contenter de résultats ne permettant pas une dénucléarisation complète, ce qui reviendrait à reconnaître une Corée du Nord nucléaire tant qu'elle ne constitue pas une menace pour les Américains, le pire des scénarios pour la Corée du Sud.

DePetris a fait valoir qu'une dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible du Nord est un «fantasme».

«Nous avons besoin d'un critère de succès complètement différent», a-t-il affirmé dans l'article publié sur le site Web de Fox News. «En fin de compte, l'objectif politique suprême des Etats-Unis vis-à-vis de la Corée du Nord n'est pas la dénucléarisation, mais la paix, la sécurité et la prévisibilité dans la péninsule coréenne.»

Il a également affirmé que le sommet de la semaine prochaine ne pourrait être un succès «que si le président se concentre moins sur le démantèlement nucléaire de Pyongyang et davantage sur la création d'un régime de sécurité et de paix plus amical et prévisible dans la péninsule coréenne».

«En effet, si Trump quitte le Vietnam avec un engagement mutuel de Kim à tourner la page après 70 ans de relations hostiles entre Washington et Pyongyang, le président aura accompli quelque chose que ses prédécesseurs n'ont pas accompli», a-t-il déclaré.

Le Nord pourrait accepter de prendre des mesures de dénucléarisation «partielles, réversibles», mais la Maison-Blanche ne devrait pas s'attendre à plus que cela dans l'environnement de sécurité actuel, a déclaré l'expert.

«Pourquoi, après avoir dépensé des milliards de dollars sur plus d'un quart de siècle, à la recherche, au développement, à la construction et à la modification de capacités de missiles nucléaires et balistiques à un coût considérable pour son développement économique, juste pour changer d'avis ?» a-t-il souligné.

«Compte tenu de la position de faiblesse de la Corée du Nord par rapport à ses voisins plus riches et puissants, Kim Jong-un serait carrément fou de le faire», a-t-il ajouté.

DePetris a également pris note de la volonté du président sud-coréen Moon Jae-in de faire la paix avec le Nord, affirmant que l'initiative a montré au monde «à quel point la réconciliation avec le Nord pouvait être bénéfique pour la sécurité de la région».

lp@yna.co.kr

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