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Particules fines : Ban Ki-moon dirigera un organe anti-pollution suite à la demande du président Moon

Actualités 21.03.2019 à 17h06
Le président Moon Jae-in reçoit le jeudi 21 mars 2019 l'ancien secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon à la Maison-Bleue pour résoudre le problème des particules fines.

Ban Ki-moon, l'ancien secrétaire général des Nations unies, accepte de devenir le chef d'un nouvel organe pour lutter contre la pollution aux particules fines proposé par le président Moon Jae-in et donne un discours le jeudi 21 mars 2019 à la Maison-Bleue.

SEOUL, 21 mars (Yonhap) -- Le président Moon Jae-in a reçu ce jeudi l'ancien secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon à la Maison-Bleue afin de trouver des solutions à la pollution aux particules fines, un enjeu épineux qui pourrait tendre les relations fragiles avec la Chine.

Moon a une nouvelle fois demandé à Ban de diriger le nouvel organisme gouvernemental. Il l'a demandé pour la première fois plus tôt ce mois-ci via le secrétaire général du bureau présidentiel Noh Young-min qui s'était rendu au bureau de l'ancien chef de l'ONU.

Ban a dit avoir accepté cette proposition après sa rencontre avec le président.

«Beaucoup de gens se sont dit préoccupés (du fait que j'assume ce travail) parce que la pollution aux particules fines est un enjeu compliqué causé par plusieurs facteurs intérieurs et extérieurs et qui ne sera pas facile à résoudre», a dit Ban dans un communiqué de presse.

«La raison pour laquelle j'ai accepté ce poste est que ne pas le faire irait à l'encontre de mes principes, alors que la vie et la santé de notre peuple sont sérieusement menacées par les poussières fines», a-t-il ajouté.

Le nouvel organe de lutte contre la pollution a été proposé pour la première fois par le parti Bareunmirae, parti d'opposition minoritaire, qui a souligné l'importance de mobiliser des efforts afin de faire face à ce problème grandissant.

Le chef de l'Etat a déjà proposé à la Chine de travailler conjointement à la lutte contre cette pollution affectant les deux pays.

Pékin a réagi de façon défensive, son ministère des Affaires étrangères insistant qu'il n'existe aucune preuve scientifique montrant un éventuel lien entre la pollution de l'air en Chine et celle en Corée du Sud.

Cette dernière souffre depuis longtemps de poussières fines en provenance de l'empire du Milieu. Plusieurs études ont révélé que le vent venu de Chine contient un grand nombre de polluants industriels, dont les particules fines.

La nomination de Ban à la tête de cet organe anti-pollution reflèterait la volonté de Séoul de traiter cette affaire en tant que problème régional.

«Je pense qu'il est important d'identifier d'abord de manière scientifique les sources locales et étrangères des particules fines. Il est vrai qu'une grande partie a déjà été identifiée mais nous avons toujours besoin de preuves scientifiques», a souligné l'ancien chef de l'ONU.

«La coopération avec la Chine et d'autres pays de l'Asie du Nord-Est qui sont confrontés au même problème est également cruciale», a-t-il dit.

eloise@yna.co.kr

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