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Un lancement de «satellite» du Nord serait perçu par Séoul comme un tir de missile à longue portée

Actualités 02.04.2019 à 15h35
(Photomontage)

WASHINGTON, 02 avr. (Yonhap) -- Si la Corée du Nord procède à un lancement d'un soi-disant satellite, la Corée du Sud le considèrera comme un tir de missile balistique de longue portée, a affirmé lundi un officiel sud-coréen.

«A propos du lancement de satellite, (le Nord) déclare qu'il est destiné à des fins pacifiques mais aucun pays du monde ne croirait qu'il s'agit d'un lancement de satellite pour une utilisation pacifique (de l'espace)», a déclaré l'officiel sous couvert d'anonymat lors d'une rencontre avec des correspondants coréens à Washington après avoir été interrogé sur la revendication de Pyongyang selon laquelle un lancement de satellite à des fins pacifiques est différent de celui d'un missile. «La plupart des pays le considéreront finalement comme un tir de missile balistique de longue portée», a-t-il ajouté.

L'officiel a noté que de nouvelles mesures seraient prises par la communauté internationale en cas de réel lancement.

«Pour empêcher que de telles inquiétudes ne se concrétisent et le Nord ne quitte la bonne voie, le gouvernement l'encourage à poursuivre le dialogue et à emprunter la voie de la dénucléarisation et celle du régime de paix, tout en réduisant les tensions militaires», a-t-il souligné.

A la question de savoir quelle mesure le gouvernement prendrait s'il s'avère que la Corée du Nord possède des armes nucléaires, il a dit que le gouvernement ne reconnaissait pas officiellement la Corée du Nord comme un Etat nucléaire.

«Cela étant dit, la Corée du Nord aurait la capacité à posséder des armes nucléaires, ayant effectué déjà six essais nucléaires, et posséderait une quantité importante de matières comme du plutonium et de l'uranium enrichi permettant de fabriquer des armes nucléaires», a-t-il expliqué.

A propos des activités récemment détectées sur le site de lancement de missiles à Tongchang-ri au Nord, il s'est montré prudent. «Les autorités du renseignement de la Corée du Sud et des Etats-Unis devront continuer à suivre pour pouvoir juger si les activités du site de lancement de missiles sont destinées à accroître son pouvoir de négociation ou à réellement lancer (des missiles)», a-t-il noté en ajoutant que «la situation actuelle ne permet pas de préjuger».

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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