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L'intrusion à l'ambassade nord-coréenne abordée lors du dialogue stratégique Corée du Sud-Espagne

Actualités 04.04.2019 à 16h27
Le premier vice-ministre des Affaires étrangères Cho Hyun (à dr.) et son homologue espagnol Fernando Valenzuela échangent une poignée de main le 4 avril 2019 avant d'entamer le premier dialogue stratégique Corée du Sud-Espagne à Séoul.

SEOUL, 04 avr. (Yonhap) -- Le premier dialogue stratégique Corée du Sud-Espagne qui s'est déroulé ce matin à Séoul a abordé la récente intrusion à l'ambassade de Corée du Nord à Madrid, a fait savoir ce jeudi le ministère des Affaires étrangères.

«La partie espagnole nous a aussi expliqué aujourd'hui l'intrusion à l'ambassade de Corée du Nord en Espagne», a répondu le porte-parole du ministère Kim In-chul, lors d'un point de presse, à la question de savoir si la réunion de ce matin a traité cet incident.

«A propos de cette affaire sur laquelle une enquête interne est actuellement en cours, la partie espagnole a dit qu'elle se consulterait étroitement avec le gouvernement sud-coréen à l'avenir en cas de nécessité», a ajouté le porte-parole.

Le premier vice-ministre des Affaires étrangères Cho Hyun et son homologue espagnol Fernando Valenzuela se sont entretenus ce matin au ministère à Séoul.

Le 22 février dernier, un groupe d'assaillants s'est introduit dans la mission diplomatique nord-coréenne dans la capitale espagnole et a pris la fuite avec des ordinateurs, clés USB et téléphones portables, selon des rapports de médias. La justice espagnole a déclaré qu'un Sud-Coréen faisait partie des intrus.

Interrogé pour savoir si Madrid a demandé la coopération pour l'extradition de criminels, le porte-parole s'est contenté de répéter la même chose sans répondre directement.

Le groupe d'activistes anti-nord-coréen Free Joseon a revendiqué le 26 mars dernier cet incident, tout en prétendant avoir «partagé certaines informations d'une valeur potentiellement énorme avec le FBI des Etats-Unis en vertu des termes de confidentialité mutuellement convenus».

Anciennement Cheollima Civil Defense, le groupe avait avancé avoir fourni une protection à Kim Han-sol, fils de Kim Jong-nam, demi-frère assassiné du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

Le 31 mars dernier, le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a de son côté qualifié cet incident d'«attaque terroriste grave». «L'intrusion et l'occupation illégales du site de la mission diplomatique ainsi qu'un acte d'extorsion constituent une atteinte grave à la souveraineté et une violation évidente du droit international», a-t-il déclaré par la voix de son porte-parole.

lsr@yna.co.kr

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