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Pompeo prêt à «une petite marge» dans le régime de sanctions contre la Corée du Nord

Corée du Nord 11.04.2019 à 09h41
Secrétaire d'Etat américain Mike Pomepo. (AFP=Yonhap)

WASHINGTON, 10 avr. (Yonhap) -- Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a fait part mercredi de son souhait de laisser «une petite marge» dans le régime de sanctions contre la Corée du Nord en cas de «progrès substantiels» dans sa dénucléarisation.

Les propos de Pompeo laissent entrevoir une certaine flexibilité dans la position de Washington concernant les négociations avec Pyongyang sur son programme d'armes nucléaires.

Le deuxième sommet entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un s'est terminé sans accord sur la question de l'allègement des sanctions contre le régime communiste.

Lors d'une réunion du comité des affaires étrangères du Sénat, Pompeo a été interrogé par le sénateur républicain du Colorado Cory Gardner pour savoir s'il est d'accord sur le fait qu'aucune sanction ne doit être levée jusqu'à ce que la Corée du Nord montre son engagement pour une dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible.

«Je veux laisser un peu d'espace là-dessus», a-t-il répondu. «Quelquefois, il y a des conditions particulières où, si nous réalisons des progrès substantiels, on pourrait penser que c'est la bonne chose à faire pour réaliser (l'objectif). Parfois, ce sont les visas. Je veux laisser une petite marge.»

L'administration Trump insiste sur le maintien des sanctions contre la Corée du Nord jusqu'à ce que la dénucléarisation soit réalisée. Le président Moon Jae-in, défenseur du dialogue avec Pyongyang, rencontrera Trump à la Maison-Blanche jeudi pour essayer de trouver une issue à l'impasse actuelle.

Cela dit, Pompeo a ajouté que la position de Gardner était bien prise en compte.

«L'application du régime, les principales résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, doit rester en place jusqu'à ce que la vérification de la dénucléarisation soit achevée», a-t-il assuré.

«Nous avons la plus importante coalition et les plus fortes sanctions et application des sanctions de l'histoire contre la Corée du Nord. C'est ce qui a créé cette opportunité pour la diplomatie», a-t-il souligné. «Nous n'avons pas encore avancé beaucoup mais je pense que nous savions toujours qu'il s'agirait d'une longue discussion.»

Le sénateur démocrate du Massachusetts Ed Markey a de son côté appelé à des sanctions encore plus fortes contre Pyongyang en notant que le récent retrait de nouvelles sanctions a envoyé un mauvais message à la fois à la Corée du Nord et à la communauté internationale.

Il a également ajouté qu'un panel onusien a récemment rapporté une forte augmentation de transferts de pétrole de navire à navire pour la Corée du Nord au mépris des sanctions.

«Vous pourriez penser que l'application du régime est inefficace mais vous devez aller voir les environs de Pyongyang parce que ces gens pensent que c'est très efficace», a-t-il noté.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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