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(LEAD) Kim Jong-un parle d'«autonomie» sans critiquer Washington

Corée du Nord 11.04.2019 à 13h49
Le Premier ministre nord-coréen Pak Pong-ju inspecte des aciéries dans la province du Hamgyeong du Nord le mardi 9 avril 2019, a rapporté le lendemain l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA). (Utilisation en Corée du Sud uniquement et redistribution interdite)

SEOUL, 11 avr. (Yonhap) -- Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a appelé son pays à se rétablir par ses propres moyens en disant que c'est le seul moyen pour survivre face aux sanctions sévères, a rapporté ce jeudi l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA).

Kim a aussi demandé de porter un «coup sévère» à ceux qui croient à tort que son régime sera soumis aux sanctions, en se focalisant sur la construction de l'économie socialiste et indépendante du pays.

Il s'est exprimé ainsi pendant une réunion plénière du Comité central du Parti du travail qui a eu lieu hier, un jour avant que le Nord ne convoque la première session de la 14e Assemblée populaire suprême (APS), selon la KCNA.

«Avec nos propres forces et technologies qui conviennent à nos conditions et à l'économie du peuple basée sur les ressources, nous devons mettre en avant le développement d'une économie socialiste de manière cohérente et porter un coup à ceux qui pensent à tort qu'ils peuvent nous mettre à genoux avec les sanctions», a-t-il déclaré.

«L'autonomie et une économie indépendante pour le peuple est la base de notre propre type de socialisme et une ligne de vie permanente qui déterminera le sort de notre révolution», a-t-il ajouté.

Il a mentionné son deuxième sommet avec le président américain Donald Trump à Hanoï fin février mais a évité de critiquer directement Washington ou de parler du programme nucléaire de son pays.

Le sommet au Vietnam a échoué, car Kim et Trump n'ont pas réussi à trouver un accord sur la dénucléarisation de Pyongyang et la levée des sanctions par Washington.

Pyongyang avait voulu la levée d'une grande partie des sanctions en échange du démantèlement de son principal complexe nucléaire à Yongbyon. Mais Washington a insisté sur ce que ses officiels appellent un «big deal» pour une levée des sanctions et un démantèlement des programmes nucléaire et balistique du Nord.

Kim exige le rétablissement par les propres moyens de son pays et la lutte contre les sanctions alors que le président sud-coréen Moon Jae-in et Trump se rencontreront jeudi (heure américaine) à Washington pour coordonner leurs approches sur la question nucléaire nord-coréenne.

Avant-hier, Kim a aussi défini la situation actuelle comme «tendue» et a demandé aux membres du bureau politique du Parti du travail de suivre la «ligne stratégique» pour le développement économique avec l'esprit de «rétablissement par ses propres moyens».

Par ailleurs, le Premier ministre Pak Pong-ju a été élu vice-président du Parti du travail lors de la réunion qui s'est tenue hier, a rapporté la KCNA. Agé de 80 ans, Pak dirige les politiques économiques du Nord depuis avril 2013 en tant que Premier ministre.

Cette élection a suscité des spéculations selon lesquelles le poste de contrôle des politiques économiques pourrait être remplacé par quelqu'un d'autre comme il est rare dans le pays communiste qu'un Premier ministre joue le rôle de vice-président du Parti en même temps. Certains estiment que son remplacement serait en partie dû à son âge avancé.

mjp@yna.co.kr

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