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(4e LD) Sommet Kim-Poutine : la péninsule coréenne, la stabilité régionale et les relations bilatérales au menu

Corée du Nord 25.04.2019 à 17h48
Poignée de main

VLADIVOSTOK, 25 avr. (Yonhap) -- Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le président russe Vladimir Poutine ont entamé aujourd'hui leur premier sommet à Vladivostok, ville située dans l'Extrême-Orient russe, en se concentrant sur «la situation dans la péninsule coréenne et la région», une possible allusion aux négociations de dénucléarisation avec les Etats-Unis actuellement en suspens.

Le sommet très attendu est perçu comme un test crucial pour les efforts diplomatiques de Kim destinés à mettre fin au blocage dans les négociations de dénucléarisation avec les Etats-Unis, à alléger les sanctions et pressions et à donner une nouvelle impulsion à son plan de développement économique.

«L'objectif de notre visite en Russie cette fois-ci est d'échanger des points de vue sur la situation dans la péninsule coréenne, question à laquelle le monde porte un intérêt particulier aujourd'hui», a déclaré Kim au début d'une session élargie avec Poutine à l'université fédérale d'Extrême-Orient, sur l'île Rousski, dans cette ville portuaire au bord du Pacifique.

«Et (elle) vise à discuter en profondeur des moyens de promouvoir stratégiquement la stabilité dans cette région et de gérer ensemble la situation (régionale) et à échanger des opinions en vue de développer les relations traditionnelles entre les deux pays de manières solide et orientée vers le futur conformément aux demandes du nouveau siècle», a-t-il ajouté.

Poutine a également déclaré via une interprète avoir discuté avec Kim de ce qu'il faut pour développer la situation dans la péninsule dans une direction «meilleure et positive».

Avant d'entamer un tête-à-tête avec Kim, le président russe a exprimé son soutien aux efforts actuels pour le dialogue intercoréen et l'amélioration des relations entre le Nord et les Etats-Unis.

«A l'occasion (de votre visite) en Russie cette fois-ci, j'espère que les relations bilatérales se développeront et que (nous) pourrons trouver une bonne solution pour résoudre la situation sur la péninsule coréenne», a dit à Kim Poutine.

«Et je pense que nous serons en mesure de poursuivre cette tendance, ce changement qui se déroule de manière positive aujourd'hui», a-t-il ajouté.

Après leur sommet qui a duré environ trois heures au total, les dirigeants ont participé à un dîner officiel. Poutine devrait donner une conférence de presse après le dîner avec Kim.

Entouré de hauts officiels du Parti du travail, de l'armée et du gouvernement, Kim est arrivé à bord de son train spécial à Vladivostok hier après-midi dans le cadre de son premier voyage à l'étranger depuis le deuxième sommet avec le président américain Donald Trump à Hanoï en février.

Après ce sommet infructueux, Kim cherche à se rapprocher davantage de ses alliés traditionnels, la Chine et la Russie, tout en appelant à un assouplissement de la ligne dure adoptée par Washington dans les négociations de dénucléarisation.

Pendant la session élargie du sommet, Kim était accompagné du ministre et de la vice-ministre des Affaires étrangères, Ri Yong-ho et Choe Son-hui, ainsi que d'autres hauts officiels.

La délégation russe comprenait le vice-Premier ministre Yuri Trutnev, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, le ministre des Transports Yevgeny Dietrich et le ministre du Développement de l'Extrême-Orient Alexandre Kozlov.

La question nucléaire du Nord semble figurer en haut de l'ordre du jour comme Kim et Poutine ont tous les deux noté avoir discuté de la question liée à la péninsule qui attire une attention particulière de la part de la communauté internationale.

Moscou et Pyongyang sont en faveur d'une approche graduelle de la dénucléarisation du Nord alors que Washington appelle ce dernier à prendre des mesures de dénucléarisation fondamentales.

Il est possible que Poutine réitère la position de Moscou en faveur d'un cadre multilatéral pour résoudre le dossier nucléaire sur fond d'inquiétudes selon lesquelles Moscou pourrait être mis à l'écart dans les efforts internationaux destinés à instaurer la paix sur la péninsule coréenne.

Outre les questions sécuritaires, les dirigeants pourraient aussi discuter des moyens d'accroître la coopération économique et l'aide humanitaire de Moscou à destination de Pyongyang, ainsi que de la perspective de projets économiques trilatéraux impliquant les deux Corées et la Russie.

Cela dit, la coopération économique fera face à des restrictions du fait des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies.

Kim et Poutine pourraient également aborder la question des quelque 10.000 travailleurs nord-coréens en Russie qui devront être rapatriés d'ici la fin de cette année en vertu des sanctions onusiennes interdisant la délivrance de visas pour ces ouvriers qui constituent une source clé de devises étrangères pour le régime communiste.

Par ailleurs, le président Moon Jae-in a reçu cet après-midi à Séoul Nikolaï Patrouchev, secrétaire du conseil de sécurité de la fédération de Russie, selon le bureau présidentiel Cheong Wa Dae.

Patrouchev est en visite à Séoul pour une consultation avec Chung Eui-yong, conseiller à la sécurité nationale.

Le sommet de Vladivostok est le premier entre dirigeants des deux pays après celui tenu il y a huit ans. En 2011, l'ancien dirigeant nord-coréen Kim Jong-il a rencontré le président russe de l'époque, Dmitri Medvedev.

Après le sommet, Kim Jong-un devrait effectuer une tournée dans la ville portuaire russe et rentrer demain ou après-demain en Corée du Nord.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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