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Ban Ki-moon souligne l'importance d'efforts concertés pour la lutte contre les particules fines

National 29.04.2019 à 16h12
Ban Ki-moon, ancien chef des Nations unies, donne un discours d'ouverture lors de la cérémonie d'inauguration du Conseil national sur le climat et la qualité de l'air le lundi 29 avril 2019 au Centre de presse à Séoul.
Ban Ki-moon, ancien chef des Nations unies, posent avec des officiels pour une séance photos lors de la cérémonie d'inauguration du Conseil national sur le climat et la qualité de l'air le lundi 29 avril 2019 au Centre de presse à Séoul.

SEOUL, 29 avr. (Yonhap) -- Le Conseil national sur le climat et la qualité de l'air a été inauguré lundi avec la mission de fournir au gouvernement des recommandations politiques pour lutter contre la pollution aux particules fines et rechercher des moyens de coopération avec les pays voisins.

Ban Ki-moon, ancien chef des Nations unies et premier chef de cet organisme, a souligné la nécessité de concerter les efforts afin d'enrayer ce phénomène lors de la cérémonie d'inauguration de ce nouvel organisme pan-national. Il a également dit que la Corée du Sud devait déployer tous ses efforts pour réduire considérablement ses émissions de particules fines en vue de favoriser la coopération avec la Chine.

«Comme les particules fines sont un enjeu complexe dans lequel sont emmêlés les intérêts, ce n'est pas facile à résoudre. En quête de solutions fondamentales, je vais essayer de communiquer avec le peuple et de recueillir des opinions, au-delà des intérêts particuliers des secteurs», a dit Ban dans son discours d'ouverture à la cérémonie tenue à Séoul.

La Corée du Sud a désigné le mois dernier les particules fines comme une catastrophe sociale face à la pollution atmosphérique dont l'intensité et la fréquence n'ont cessé de s'accroître ces derniers mois. Une grande partie de ces particules fines semblerait provenir de la Chine.

Le président Moon Jae-in a demandé plus tôt à Ban d'aider le gouvernement à régler ce problème et l'a nommé à la tête de l'organisme. Ban avait aussi joué un rôle clé lors du processus de signature de l'accord de Paris sur le climat 2015.

Le Conseil national sur le climat et la qualité de l'air sera dirigé par Ban et sera composé de 42 membres sélectionnés de plusieurs secteurs, à savoir les partis politiques, le monde des affaires, le gouvernement, les groupes d'experts et la société civile.

Ban a mis l'accent sur la nécessité d'une coopération internationale dans le cadre de la lutte contre les particules fines.

Les agences nationales de la Corée du Sud avaient indiqué que près de 50 à 70% de la pollution de l'air sur la péninsule coréenne avait pour origine la Chine.

Pékin a assuré que la qualité de l'air sur son territoire s'est remarquablement améliorée en disant que Séoul ne devra pas tenter de trouver une cause externe à la pollution aux particules fines.

«Pour les bénéfices mutuels des deux pays, pourtant, nos efforts pour réduire les émissions de particules fines de manière significative devront être réalisés d'abord», a insisté Ban.

«C'est le temps opportun pour traiter cet enjeu comme l'attention du public et du gouvernement portée sur la solution aux particules fines n'a jamais été aussi élevée», a poursuivi Ban.

Le conseil essaiera de mettre en place des mesures pouvant être rapidement applicables en cas de forte densité de particules fines l'hiver prochain.

Il prévoit également d'élaborer un plan à long terme dans le but de résoudre de manière fondamentale ce phénomène.

A partir de la deuxième année après son lancement, l'organisme effectuera une évaluation des performances du gouvernement au cours de l'année précédente et fournira des recommandations.

«Le peuple a le droit de profiter d'un air propre. Rendons ensemble le pays sûr, sans pollution de l'air liée aux particules fines», a dit le président Moon dans son message lu par le chef du cabinet présidentiel Noh Young-min pour célébrer le lancement de l'organisme.

Moon a exprimé son souhait que cet agence puisse servir de modèle pour la recherche d'une coopération avec les pays voisins du Sud sur ce sujet.

Ban s'est engagé à mettre en place des mesures audacieuses afin de remédier à ce problème suite à une consultation des opinions de divers secteurs.

«Il s'agit d'une crise nationale. Ce n'est pas le moment pour nous de chercher qui est le fautif. Il ne devra y avoir aucune hésitation (pour résoudre ce fléau)», a-t-il affirmé.

La Corée du Sud mobilise tous ses efforts pour trouver des moyens complets qui permettront d'endiguer la pollution de l'air aux particules fines.

Au mois de mars, l'Assemblée nationale a adopté huit projets de loi relatifs à cette pollution.

Le chef de l'Etat a donné plus tôt l'instruction aux officiels du gouvernement de travailler avec la Chine en leur demandant de prendre des actions responsables, comme la mise à l'arrêt de centrales obsolètes qui utilisent des combustibles fossiles.

eloise@yna.co.kr

(FIN)

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