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(2e LD) Sommet avec le Chili pour la candidature de la Corée du Sud à l'Alliance du Pacifique

National 29.04.2019 à 16h41
Conférence de presse
Sommet Corée du Sud-Chili
Passage en revue

SEOUL, 29 avr. (Yonhap) -- Les dirigeants de la Corée du Sud et du Chili sont convenus ce lundi de chercher un lancement rapide des négociations sur la candidature de Séoul pour devenir un membre associé de l'Alliance du Pacifique (AP) lors de leur deuxième sommet en sept mois.

Le président chilien Sebastian Piñera a salué la volonté de la Corée du Sud de jouer un rôle plus actif dans l'AP, dont font partie aussi trois autres membres, à savoir la Colombie, le Mexique et le Pérou, selon le communiqué de presse conjoint.

«Les deux présidents se sont accordés à travailler ensemble pour un lancement rapide des négociations entre la Corée du Sud et l'AP», ont-ils déclaré dans le communiqué.

Le Chili prévoit d'assurer la présidence de l'AP à partir du deuxième semestre de cette année. Séoul figure parmi plus de 50 observateurs de cette alliance lancée en 2012, avec l'Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et Singapour qui sont des membres associés. Ce bloc représente 38% du PIB de l'Amérique centrale et latine et 50% du commerce de cette région.

Piñera a aussi exprimé sa volonté de soutenir les efforts de Moon pour parvenir à la dénucléarisation complète et à la paix durable sur la péninsule coréenne.

«Les deux présidents sont convenus que le dialogue est une partie essentielle du processus pour l'établissement de la paix, le développement socio-économique, la sécurité et le bien-être de toutes les parties concernées et de la région», a mentionné le communiqué.

Ils ont noté que si l'accord de libre-échange (ALE) entre Séoul et Santiago s'améliore via les discussions en cours, il «approfondira l'intégration dans le commerce bilatéral et les investissements».

Le Chili a été le premier pays à signer un ALE avec la Corée du Sud. Le volume de leur commerce bilatéral a quadruplé à 6,28 milliards de dollars l'année dernière, contre 1,57 milliard de dollars en 2003.

Lors d'un briefing de presse conjoint, le président chilien a déclaré que le temps était venu pour améliorer l'ALE, signé il y a 15 ans. «Je m'attends à ce qu'il ouvre la voie pour qu'un ALE entraîne davantage de coopération», a-t-il ajouté.

A cet égard, Moon a noté qu'il était important pour Séoul de devenir un membre de l'AP.

«La Corée du Sud et le Chili sont des hubs économiques qui représentent respectivement l'Asie et l'Amérique centrale et du Sud», a-t-il ajouté. «Une fois que la Corée du Sud sera devenue un membre associé de l'AP, un réseau d'ALE sera établi pour connecter les deux régions.»

Les deux présidents ont donné la priorité à quatre secteurs pour renforcer la coopération bilatérale : l'e-gouvernement, la quatrième révolution industrielle, la cybersécurité et le changement climatique.

Le Chili compte accueillir à la fin de cette année un sommet sur le climat, connu sous le nom de COP25, et le sommet de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (Apec) à Santiago.

A l'occasion du sommet Moon-Piñera, les deux parties ont signé un pacte de coopération dans la défense et trois protocoles d'entente afin d'approfondir les partenariats dans l'e-gouvernement, le transport et les TIC.

Le président chilien est arrivé hier en Corée du Sud avec son épouse pour une visite d'Etat de deux jours après avoir assisté au forum de «la Ceinture et la Route» à Pékin. Il est le premier dirigeant d'un pays d'Amérique latine à venir en Corée du Sud depuis le début de l'administration Moon.

En 2004, les deux pays ont instauré un partenariat «global et coopératif» lors que le président sud-coréen de l'époque, Roh Moo-hyun, s'est rendu à Santiago.

Moon et Piñera avaient eu en septembre dernier un tête-à-tête à New York en marge d'une session de l'Assemblée générale des Nations unies. Le président chilien avait effectué en 2012 son précédent voyage à Séoul pour le sommet sur la sécurité nucléaire.

mjp@yna.co.kr

(FIN)

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