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(LEAD) NIS : la Russie a dit comprendre la position de la Corée du Nord pour un démantèlement progressif

Corée du Nord 06.05.2019 à 16h02
Sommet Corée du Nord-Russie

SEOUL, 06 mai (Yonhap) -- Lors du sommet entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le président russe Vladimir Poutine qui s'est déroulé le 25 avril dernier à Vladivostok, la Russie a dit être d'accord sur la nécessité d'un démantèlement complet du programme d'armes nucléaires de la Corée du Nord, tout en disant comprendre la revendication de celle-ci pour un démantèlement progressif quant à la mise en œuvre, a expliqué le Service national du renseignement (NIS) dans un rapport sur les résultats du sommet Pyongyang-Moscou soumis à une commission parlementaire.

«La Russie était d'accord avec la position des Etats-Unis sur le principe de dénucléarisation (de la Corée du Nord) et a fait part de sa compréhension sur la position de la Corée du Nord quant à la mise en œuvre de la dénucléarisation», a déclaré le NIS dans le rapport avant d'ajouter que les deux pays semblent être tombés d'accord sur le principe de levée des sanctions étape par étape.

«Le ministre des Affaires étrangères Ri Yong-ho et la première vice-ministre des Affaires étrangères Choe Son-hui ont participé à la réunion élargie Corée du Nord-Russie et les deux parties se seraient focalisées sur les discussions sur la question nucléaire», a poursuivi le NIS. Plus de 70% de la réunion élargie aurait été consacrée au dossier nucléaire, a-t-il ajouté.

«Le président russe Vladimir Poutine a déclaré que la mesure destinée à résoudre les problèmes liés à la péninsule coréenne n'était pas la "force"», a noté le NIS, en ajoutant que la «force» fait ici référence vraisemblablement aux Etats-Unis.

A propos des «pourparlers à six» évoqués par Poutine, le NIS a estimé que ses propos semblaient destinés à proposer la création d'un groupe de travail plutôt que la reprise des négociations multilatérales dans l'immédiat.

En outre, Kim a demandé à son homologue russe de transmettre sa position aux Etats-Unis et à la Chine, selon le NIS. Celui-ci a noté que cette demande pourrait être interprétée comme une sollicitation du Nord pour que la Russie joue un rôle de médiateur dans les relations Pyongyang-Washington.

Poutine s'était arrêté à la ville d'Extrême-Orient russe pour son premier sommet avec Kim avant de se diriger vers Pékin pour participer le lendemain au Forum de la ceinture et de la route pour la coopération internationale.

A propos des travailleurs nord-coréens en Russie qui devront retourner dans leur pays avant la fin de cette année, le président russe a fait part de son intention d'aborder ce sujet comme une question des droits de l'Homme mais il semble que la marge de manœuvre est faible, la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies étant précise sur cette question.

«Les travailleurs nord-coréens devraient finalement se retirer de Russie mais les échanges humains entre la Corée du Nord et la Russie s'accroîtront», a prévu le NIS.

Par ailleurs, le Nord a annoncé que Poutine effectuerait une visite en Corée du Nord mais Moscou n'a fait aucune mention. «Une visite en Corée du Nord du président Poutine sera difficile à se concrétiser», a estimé le NIS.

A travers le sommet avec la Russie, la Corée du Nord semblait viser plusieurs objectifs, à savoir la recherche d'une issue aux négociations sur le nucléaire en suspens, la consolidation de l'unité interne, le rétablissement du leadership et la création d'un environnement favorable à l'allègement des sanctions internationales, a expliqué la députée Lee Hye-hoon du Parti Bareunmirae à la tête de la commission du renseignement du Parlement, lors d'un entretien avec l'agence de presse Yonhap.

«La Russie a forgé des circonstances lui permettant d'intervenir sur les questions liées à la péninsule coréenne mais son influence est limitée dans le mécanisme actuel des sanctions contre le Nord», a estimé Lee. «La Russie ne pourra pas exercer d'influence sur les négociations Corée du Nord-Etats-Unis et, à cet égard, il n'y a presque aucune chance de voir les pourparlers à six se tenir», a-t-elle prévu.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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