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Séoul accordera la priorité aux besoins des Nord-Coréens pour décider d'apporter l'aide

Actualités 09.05.2019 à 16h20
Le ministre de l'Unification, Kim Yeon-chul.

SEOUL, 09 mai (Yonhap) -- La Corée du Sud accordera la priorité à ceux dans le besoin lorsqu'elle décidera du moment pour fournir une aide alimentaire à la Corée du Nord, a annoncé jeudi un officiel du ministère de l'Unification. Le gouvernement sud-coréen cherche à venir en aide au pays appauvri touché par la pire production de céréales en une décennie.

«Nous avons besoin de discussions entre organismes gouvernementaux et ministères concernés pour déterminer quand l'aide devra être donnée et son type», a dit l'officiel aux journalistes sous la condition de l'anonymat. «Dans les cas des aides alimentaires, on met l'accent sur l'urgence. Ce qui est le plus important dans les aides humanitaires, c'est d'améliorer la situation des bénéficiaires.»

A une question sur la forme de l'aide alimentaire, l'officiel a répondu que rien n'a été encore décidé mais a noté que toutes les options étaient sur la table, dont l'aide directe du gouvernement et via des organismes internationaux.

La Corée du Nord connaît une pénurie alimentaire aggravée, apparemment en raison des sanctions internationales strictes, ainsi que de la sécheresse et des inondations pendant des années.

La semaine dernière, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a indiqué dans un rapport conjoint que la production agricole nord-coréenne avait chuté au plus bas niveau depuis 2008 et que 10 millions des Nord-Coréens, soit 40% de la population, avaient un besoin urgent de nourriture.

Les discussions sur l'aide alimentaire au Nord ont gagné en intensité au début de cette semaine après que le président américain Donald Trump a affiché son soutien à l'aide alimentaire à la Corée du Nord durant un entretien téléphonique avec son homologue sud-coréen Moon Jae-in.

Le ministère de l'Unification, qui s'occupe des affaires intercoréennes, avait exprimé plus tôt des préoccupations sur la pénurie alimentaire du Nord, en disant que le gouvernement coopérera étroitement avec la communauté internationale pour décider du volume de l'aide qui sera fournie, du moment et de la méthode d'acheminement.

La Corée du Sud a accordé en 2010 une aide alimentaire à son voisin appauvri pour l'aider à répondre à des dégâts causés par des inondations. Elle a livré à Pyongyang un total de 5.000 tonnes de riz.

En 2017, le gouvernement a publié un plan pour offrir une aide d'une valeur de 8 millions de dollars au Nord via des organismes d'aide internationaux mais il n'a pas encore été mis en œuvre dans un contexte où les discussions sur la dénucléarisation ont fait peu de progrès entre Pyongyang et Washington.

Certains disent que l'aide alimentaire au Nord pourrait servir de catalyseur pour favoriser les échanges transfrontaliers et faire avancer les relations intercoréennes.

En revanche, des critiques s'opposent à la reprise de l'aide alimentaire au Nord, en indiquant qu'il ne faudrait pas donner de récompense pour ses mauvais comportements, se référant à ses tirs récents de projectiles de courte portée. Certains affirment que l'un de ces projectiles pourrait être un missile balistique, ce qui serait une violation des résolutions des Nations unies relatives aux sanctions contre la Corée du Nord.

Pyongyang a prétendu hier que les tirs récents faisaient partie d'un entraînement «régulier» et «d'autodéfense», en avertissant que dénier le droit à de tels exercices aurait des conséquences que «personne ne veut voir».

mjp@yna.co.kr

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