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(6e LD) La Corée du Nord tire deux missiles à courte portée, selon le JCS

National 09.05.2019 à 22h42
Sur cette image de la Télévision centrale nord-coréenne (KCTV), un nouveau type d'arme guidée tactique est tiré le 4 mai 2019 par la Corée du Nord. (Utilisation en Corée du Sud uniquement et redistribution interdite)

SEOUL, 09 mai (Yonhap) -- La Corée du Nord a tiré ce jeudi ce qui seraient deux missiles à courte portée depuis la province du Pyongan du Nord seulement cinq jours après avoir testé des lance-roquettes multiples de 240 et 300 mm et un nouveau type d'arme guidée tactique, a annoncé le Comité des chefs d'état-major interarmées (JCS).

Les projectiles ont été tirés dans la zone nord-ouest de Kusong en direction de l'est, le premier à 16h29 et le second à 16h39, et ont parcouru respectivement 420 km et 270 km à une altitude atteignant environ 50 km avant de tomber en mer de l'Est, selon le JCS.

«L'armée a renforcé sa surveillance et vigilance en cas de tir supplémentaire de la Corée du Nord et se maintient prête en coopérant étroitement avec les Etats-Unis», a dit le JCS.

Le JCS avait indiqué initialement que les projectiles ont été tirés depuis la région de Sino-ri, où se situe une base abritant des missiles de moyenne portée Rodong. Kusong se situe à environ 40 km au nord de Sino-ri, selon des officiels.

Le JCS n'a pas donné plus de détails ni précisé exactement les types des missiles mais a simplement dit que les autorités du renseignement sud-coréennes et américaines sont en train d'analyser les données relatives aux projectiles.

Peu de temps après le premier tir, le Japon a dit qu'aucun projectile nord-coréen n'avait atterri dans ses eaux territoriales. Les missiles Rodong ont une portée d'environ 1.300 km, suffisante pour frapper le Japon.

«Pour le moment, rien ne semble indiquer que la sécurité du Japon pourrait être directement affectée», a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué.

La Corée du Nord avait lancé en mai 2017 un nouveau missile balistique de portée moyenne à longue Hwasong-12 depuis la zone de Kusong.

Une semaine plus tard, elle a tiré le missile sol-sol Pukguksong-2, aussi connu sous le nom KN-15.

Des experts ont indiqué que ce que Pyongyang a tiré pourrait être soit un missile balistique, soit un nouveau type de missile Iskander sol-sol, le même que celui qui a été testé la semaine dernière.

Samedi dernier, le Nord a testé plusieurs projectiles incluant des «armes guidées tactiques», nouvellement développées selon Pyongyang, au large de la côte est, en signe de frustration face à l'impasse dans laquelle se trouvent les négociations de dénucléarisation avec les Etats-Unis.

Même si certains experts estiment que les armes guidées tactiques sont des missiles balistiques sol-sol à courte portée, l'armée sud-coréenne a dit ne pas être en mesure de déterminer si le Nord a effectué des tirs d'essai de missiles balistiques ou non pour le moment.

S'ils sont confirmés comme étant des tirs de missiles balistiques, cela marquerait le premier lancement du genre depuis novembre 2017, quand le Nord a testé le missile balistique intercontinental (ICBM) Hwasong-15.

De tels lancements constituent une violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies interdisant au Nord de tirer des missiles balistiques, quel que soit leur type.

Ces derniers tirs pourraient également affaiblir ce que le président américain Donald Trump vante comme son plus grand accomplissement : la fin des tests d'armes. Depuis novembre 2017, Kim Jong-un s'est engagé à suspendre les essais nucléaires et tirs d'ICBM, bien que les tirs de missiles à courte portée ne constituent pas un désaveu de son moratoire.

Le bureau présidentiel a dit surveiller de près la situation. Chung Eui-yong, chef du Bureau de la sécurité nationale, a dit «suivre la situation de près, en concertation avec le ministère de la Défense nationale et le Comité des chefs d'état-major interarmées (JCS) via visioconférence», selon la porte-parole du bureau présidentiel Ko Min-jung.

Il reste à voir si ce dernier tir affectera le projet d'aide alimentaire en Corée du Nord.

Ces tirs coïncident avec les visites à Séoul d'officiels américains et japonais, dont l'émissaire spécial américain pour la Corée du Nord Stephen Biegun, et avec une réunion annuelle trilatérale sur le thème de la défense entre la Corée du Sud, les Etats-Unis et le Japon.

Biegun a rencontré son homologue sud-coréen Lee Do-hoon plus tôt ce jeudi et va tenir vendredi des réunions avec d'autres hauts responsables, y compris le ministre des Affaires étrangères Kang Kyung-wha et le ministre de l'Unification Kim Yeon-chul.

Les négociations nucléaires entre Pyongyang et Washington sont à l'arrêt depuis le deuxième sommet entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un à Hanoï en février. Les deux côtés ne sont pas parvenus à s'entendre sur l'étendue de la dénucléarisation et l'allégement des sanctions.

mathieu@yna.co.kr

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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