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(LEAD) Pyongyang dit avoir effectué des exercices de frappe à longue portée sous la supervision de Kim

Actualités 10.05.2019 à 09h41
Tir nord-coréen

SEOUL, 10 mai (Yonhap) -- La Corée du Nord a effectué un exercice de frappe à longue portée dans des unités de défense situées en première ligne et sur la côte ouest, a annoncé vendredi l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA), un jour après que le pays communiste a tiré deux missiles de courte portée présumés vers la mer de l'Est.

«Au poste de commandement, le dirigeant suprême Kim Jong-un a pris connaissance d'un plan d'exercice de frappe avec divers moyens de frappe à longue portée et a ordonné le commencement de l'exercice», a indiqué la KCNA.

«L'exercice de déploiement et de frappe réussi destiné à inspecter la vitesse de réaction des unités de défense a montré la puissance des unités qui ont été entièrement prêtes à mener habilement toute opération et tout combat», a-t-elle ajouté.

Le dirigeant nord-coréen a aussi souligné les «tâches importantes pour accroître encore plus la capacité de frappe des unités de défense», a rapporté la KCNA. Selon cette dernière, les exercices se sont déroulés dans des «unités de défense de l'Armée populaire de Corée (KPA) situées en première ligne et sur la côte ouest».

La KCNA n'a pas donné plus d'informations sur les «moyens de frappe à longue portée». L'armée sud-coréenne a toutefois dit que la Corée du Nord aurait lancé deux missiles de courte portée depuis sa région nord-ouest en direction de la mer de l'Est et ceux-ci auraient parcouru 270 et 420 km.

Les Etats-Unis ont confirmé qu'il s'agissait de missiles balistiques qui ont volé sur des distances de plus de 300 km.

Ces tirs sont survenus cinq jours après que la Corée du Nord a lancé une volée de projectiles depuis sa côte est. Pyongyang a affirmé que ces lancements faisaient partie d'un entraînement «régulier d'autodéfense» sans intention de provoquer.

La Corée du Sud et les Etats-Unis évitent de condamner catégoriquement la Corée du Nord pour maintenir vivant le processus de négociations avec elle. Cependant, Séoul et Washington semblent être de plus en plus préoccupés par ses nouveaux tirs de missiles.

Plusieurs heures après les lancements de missiles d'hier, le président Moon Jae-in a dit dans une interview sur une chaîne de télévision que les tirs de missiles du Nord, même s'il s'agit de missiles de courte portée, pourraient enfreindre les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.

Le président américain Donald Trump a déclaré que Washington surveillait «très sérieusement» la Corée du Nord, en ajoutant qu'il ne pense pas que le régime soit prêt à négocier. Après les tirs de projectiles du Nord de la semaine dernière, il a exprimé sa confiance envers le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un en disant que ce dernier tiendra sa promesse de dénucléarisation.

Les discussions nucléaires sont à l'arrêt depuis que le deuxième sommet Kim-Trump a échoué en février dernier, car ils n'ont pas réussi à trouver un terrain d'entente sur l'étendue de la dénucléarisation de Pyongyang et la levée des sanctions par Washington.

Pyongyang voulait la levée d'une grande partie des sanctions pour reconstruire son économie. Washington est resté ferme sur le maintien des sanctions jusqu'à ce que la Corée du Nord renonce complètement à ses armes nucléaires.

Le mois dernier, Kim a exhorté Washington à changer son attitude dure dans les discussions nucléaires, en disant qu'il attendra une «décision audacieuse» jusqu'à la fin de cette année.

Le journal pro-nord-coréen Choson Sinbo a averti hier qu'un «affrontement nucléaire» pourrait éclater à nouveau si les Etats-Unis ratent l'opportunité de négocier avec Pyongyang.

Les tirs de missiles de jeudi sont intervenus lors d'une visite en Corée du Sud de l'émissaire spécial américain pour la Corée du Nord, Stephen Biegun, pour discuter de la coopération sur la dénucléarisation de la Corée du Nord.

Ces tirs ont eu lieu alors que Séoul et Washington envisagent une aide alimentaire au pays appauvri qui souffre d'une grave pénurie alimentaire qui s'intensifie à cause des sanctions internationales ainsi que de la sécheresse et d'inondations depuis des années.

Des experts disent qu'une aide alimentaire au Nord servirait de catalyseur pour favoriser les échanges transfrontaliers et faire avancer les relations intercoréennes mais des critiques s'y opposent, en affirmant qu'il ne faut pas donner de récompense pour ses mauvais comportements, comme les lancements de missiles.

mjp@yna.co.kr

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