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Sondage : 51,4% des Sud-Coréens favorables à la poursuite du dialogue avec Pyongyang

National 13.05.2019 à 14h47
Arrivée à l'aéroport de Samjiyon

SEOUL, 13 mai (Yonhap) -- Un peu plus de la moitié des Sud-Coréens pensent que le gouvernement doit chercher à continuer le dialogue avec la Corée du Nord, a montré lundi un sondage réalisé par l'Institut pour les études de l'unification (KINU) auprès de 1.003 adultes. Les relations intercoréennes sont toujours dans l'impasse dans un contexte où les discussions nucléaires entre Washington et Pyongyang sont suspendues.

Selon le KINU, un total de 51,4% des sondés ont répondu que le gouvernement devait poursuivre les discussions et trouver un compromis avec le régime du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. C'est la première fois que le résultat était supérieur à la barre des 50% depuis que l'institut a ajouté cette question dans son sondage annuel en 2016.

La part des personnes qui voient le régime nord-coréen comme un partenaire avec qui des discussions et accords sont possibles est passée de 8,8% en 2017 à 26,6% en 2018 pour s'élever à 33,5% cette année. Ceux qui ont répondu négativement à la question ont été toutefois toujours plus nombreux (39,2%).

La proportion des sondés qui ont dit qu'il serait impossible ou difficile d'avoir des discussions et accords avec le régime nord-coréen a baissé à 48% en 2018, contre 76,3% en 2017.

Le KINU a attribué ce changement aux efforts déployés par le gouvernement pour améliorer les liens intercoréens depuis l'année dernière.

Cependant, 72,4% des personnes interrogées ont dit que la Corée du Nord ne renoncerait pas à son programme nucléaire et seulement 28,7% ont indiqué que des sanctions économiques supplémentaires se traduiraient par un abandon par le Nord de ses armes nucléaires.

Le sondage a aussi montré que 64,3% des sondés ont jugé que les échanges économiques transfrontaliers devaient continuer malgré les tensions politiques et militaires.

Un total de 60% des personnes sondées ont répondu négativement à la question de savoir si le Sud devait aider ou non le Nord à surmonter ses difficultés économiques, même si celles-ci engendrent des pertes immédiates au Sud.

Néanmoins, la proportion de personnes qui ont indiqué que l'unification est nécessaire a été de 65,6%. Ce chiffre était passé de 57,8% en 2017 à 70,7% en 2018, année où a eu lieu une série de discussions intercoréennes, dont trois sommets entre le président Moon Jae-in et Kim.

En outre, plus nombreuses personnes, 49,5% cette année contre 46% en 2017 et 48,6% en 2018, ont répondu que l'unification n'était pas nécessaire dans la mesure où les deux Corées peuvent coexister pacifiquement sans guerre.

«Pour la plupart des Sud-Coréens, l'unification n'est plus un objectif absolu à atteindre à tout prix», a déclaré le KINU. «Nous devons développer un nouvel argument pour convaincre les gens sur l'importance de l'unification.»

Le dernier sondage, qui a été réalisé entre les 5 et 25 avril, comporte une marge d'erreur de 3,1 points de pourcentage avec un niveau de confiance de 95%.

mjp@yna.co.kr

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