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(LEAD) L'ex-otage sud-coréenne avait voyagé au Mali, zone «rouge», avant son enlèvement

National 13.05.2019 à 16h43
Carte de la région sahélienne

SEOUL, 13 mai (Yonhap) -- La Sud-Coréenne, qui a été libérée par les forces spéciales françaises après avoir été prise en otage au Burkina Faso, avait voyagé aussi au Mali, pays dans lequel le gouvernement déconseille d'y voyager ou rester, a fait savoir ce lundi un officiel du ministère des Affaires étrangères.

La femme dans la quarantaine a été libérée le week-end dernier dans une opération de sauvetage conduite par l'armée française au Burkina Faso après une détention de près d'un mois. Elle a été transférée samedi (heure locale) à Paris et les préparations sont en cours pour son retour en Corée à une date rapprochée.

L'officiel a indiqué que la victime était en voyage dans des pays africains dans le cadre d'un tour du monde qu'elle avait entamé il y a environ 18 mois.

Après son arrivée en janvier dernier au Maroc, elle avait voyagé au Sénégal et Mali avant de se rendre au Burkina Faso. Elle se dirigeait vers le Bénin au moment de l'enlèvement, a ajouté l'officiel.

«Objectivement, il est vrai que la victime a traversé des zones assez dangereuses», a noté l'officiel du ministère.

En vertu du système d'alertes voyage sud-coréen comptant quatre niveaux, le Mali et le nord du Burkina Faso sont des zones pour lesquelles a été déclenchée l'alerte «rouge», niveau conseillant de ne pas y voyager ou de quitter la zone.

Selon la loi coréenne, il est possible de punir les personnes voyageant sans autorisation du gouvernement dans les zones soumises à une alerte «noire» (interdiction de voyage) mais aucune sanction n'est imposée aux personnes voyageant dans les zones où l'alerte est «rouge».

La Sud-Coréenne a été prise en otage avec une citoyenne américaine lorsqu'un groupe armé a pris d'assaut un autocar à bord duquel se trouvaient 10 personnes le 12 avril (heure africaine), selon une source informée.

Selon les médias français, la katiba Macina, un groupe djihadiste actif dans le centre du Mali, serait derrière cette prise d'otages. Le ministère sud-coréen a toutefois noté que Séoul n'a jamais été contacté par les ravisseurs.

L'officiel a indiqué en se basant sur les résultats d'un examen médical que la victime ne présentait pas de problème nutritionnel mais avait besoin d'un repos. Il a également ajouté qu'elle a dit ne pas avoir pu manger pendant la moitié de sa détention même si des repas de mauvaise qualité ont été servis et ne pas avoir subi de mauvais traitements au cours de sa détention.

Le gouvernement projette de réviser les niveaux d'alerte voyage pour les régions à haut risque en Afrique et au Moyen-Orient dans le cadre des mesures suite à l'enlèvement.

Notamment, l'officiel a indiqué que le niveau d'alerte concernant la partie est du Burkina Faso serait relevé à «rouge» et qu'une nouvelle alerte voyage serait mise en place pour le Bénin.

La Corée du Sud et la France cherchent aussi à signer une lettre d'intention pour la gestion de crises dans des pays tiers avant la fin de cette année, a ajouté l'officiel. «Nous chercherons des moyens de renforcer la coopération internationale avec les pays développés à cette fin», a souligné l'officiel.

lsr@yna.co.kr

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