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(LEAD) Les chauffeurs de bus annulent leur grève suite à des accords de dernière minute

National 15.05.2019 à 09h58
Circulation normale

SEOUL, 15 mai (Yonhap) -- Les chauffeurs d'autobus syndiqués à Séoul, à Busan et dans d'autres villes ont annulé la grève qui était prévue pour ce mercredi grâce à des accords trouvés au dernier moment après des négociations sur les salaires avec leur direction.

Le syndicat et les patrons de près de 200 compagnies d'autobus à travers le pays ont tenu des négociations marathon jusqu'à l'aube pour une augmentation des salaires des conducteurs qui subiront une baisse de leurs revenus après la mise en application de la semaine de 52 heures dans le secteur des transports en commun en juillet prochain.

A Séoul, les chauffeurs syndiqués sont parvenus à un accord avec leur direction moins de deux heures avant le commencement de la grève prévue.

Les partenaires sociaux sont convenus d'une augmentation des salaires des chauffeurs de 3,6%, d'un report progressif de l'âge de départ à la retraite de deux ans et de l'extension de cinq ans de la durée des soutiens pour le bien-être et les frais de scolarité.

A Busan, ville portuaire dans le sud-est du pays, un accord a été trouvé également in extremis pour une augmentation des salaires de 3,9%.

Ulsan, sur la côte est, était la dernière région où était attendu un accord entre les partenaires sociaux afin d'éviter la grève. Après 18 heures de négociations, les chauffeurs d'autobus d'Ulsan ont enfin été d'accord pour une augmentation de 7% des salaires, un report de deux ans de l'âge de départ à la retraite et la création d'un fonds de soutien pour le bien-être de 500 millions de wons (421.000 de dollars).

Les chauffeurs syndiqués à Daegu, Incheon, Gwangju et dans d'autres villes ont annulé leur grève planifiée après l'obtention d'accords avec leurs employeurs sur la hausse des salaires et l'amélioration des conditions de travail.

Les syndicats représentant plus de 41.000 chauffeurs qui conduisent près de la moitié des 40.000 autobus à travers le pays avaient voté majoritairement en faveur de la grève la semaine dernière, en insistant sur le fait que la réduction des heures de travail, de 68 heures actuellement à 52 heures, fera diminuer les heures supplémentaires d'un montant équivalent à un million de wons (850 de dollars) chaque mois.

Comme requis par le code du travail, les syndicats de chauffeurs de bus ont tenu des négociations supplémentaires avec leurs employeurs sous l'arbitrage de commissions en des relations des syndicats.

L'administration de Moon Jae-in est intervenue et a proposé une série de mesures incitatives. Mais les chauffeurs ont réclamé une aide financière directe puisée dans l'argent des contribuables afin de compenser leurs pertes de revenus, tandis que le gouvernement préférait un soutien indirect et une augmentation des tarifs de bus.

Le Parti démocrate, au pouvoir, s'est également engagé à élargir le système d'exploitation d'autobus semi-public, à travers lequel les sociétés d'autobus seront chargées des opérations et les municipalités couvriront leurs pertes.

Alors qu'un chaos total s'annonçait dans les transports en commun à travers le pays, le gouvernement et le parti au pouvoir avaient dit qu'ils mobiliseraient tous les moyens possibles, y compris une extension des opérations des métros et des taxis, en ayant recours à des autobus affrétés et en ajustant les horaires dans les écoles et les entreprises pour minimiser l'impact sur les personnes se déplaçant.

eloise@yna.co.kr

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