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Arrestation d'un ancien vice-ministre de la Justice accusé de corruption

Actualités 17.05.2019 à 09h16
L'ancien vice-ministre de la Justice Kim Hak-ui arrive le 16 mai 2019 à la Cour centrale du district de Séoul pour une audience destinée à décider de son éventuelle arrestation.

SEOUL, 17 mai (Yonhap) -- L'ancien vice-ministre de la Justice Kim Hak-ui a été placé jeudi en détention provisoire sur des accusations de corruption.

Agé de 63 ans, Kim, qui a brièvement occupé le poste de vice-ministre de la Justice en 2013, est accusé d'avoir reçu des services sexuels et pots-de-vin d'une valeur globale de 130 millions de wons (109.000 dollars) entre 2006 et 2008 de la part d'un entrepreneur de la construction, Yoon Jung-cheon.

La Cour centrale du district de Séoul a déclaré avoir émis un mandat d'arrêt contre Kim car elle a estimé que les éléments de l'enquête étaient suffisamment solides pour l'arrêter et il pourrait tenter de détruire des preuves et de prendre la fuite.

L'équipe d'enquête spéciale établie sous le ministère de la Justice soupçonne Kim d'avoir reçu 5 millions de wons de Yoon après avoir été promu haut procureur en 2007. L'homme d'affaires lui aurait versé aussi 20 millions de wons en espèces à plusieurs occasions, en plus d'un tableau dont la valeur est estimée à 10 millions de wons au début de 2008.

Kim est également soupçonné d'avoir exercé une pression sur Yoon pour que celui-ci efface une dette de 100 millions de wons que lui devait une femme qui aurait offert des services sexuels à l'ancien procureur entre 2006 et 2008, en contrepartie de faveurs. Il a été interrogé par le Parquet en 2014 pour des accusations de viol portées par cette femme mais a été acquitté plus tard.

L'équipe d'enquête accuse aussi Kim d'avoir touché des dessous-de-table sous forme de services sexuels comme Yoon a affirmé lui avoir fourni au moins six prostituées.

En 2013 et 2014, il avait été interrogé par le Parquet et la police sur diverses allégations mais avait été blanchi de toutes les accusations par manque de preuves. Les procureurs avaient rouvert l'enquête en mars suite à une instruction du président Moon Jae-in.

Le scandale sexuel impliquant Kim a été connu du grand public après la fuite d'une vidéo montrant un groupe d'hommes, dont une personne qui serait Kim, à une soirée sexe avec une trentaine de femmes dans une maison reculée appartenant à Yoon. Kim rejette les accusations.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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