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Kang s'entretiendra à Paris avec son homologue japonais sur le travail forcé

Actualités 21.05.2019 à 15h05
La ministre des Affaires étrangères Kang Kyung-wha échange une poignée de main avec son homologue japonais Taro Kono le samedi 16 février 2019 (heure locale) en Allemagne, avant leur réunion bilatérale. © Ministère des Affaires étrangères

SEOUL, 21 mai (Yonhap) -- La ministre des Affaires étrangères Kang Kyung-wha rencontrera en tête à tête son homologue japonais Taro Kono en marge d'une conférence internationale à la fin de cette semaine à Paris, a annoncé mardi son ministère.

Les tensions suscitées par le travail forcé en temps de guerre pratiqué par le Japon devraient être l'un des principaux sujets de leurs discussions qui seront tenues en marge d'une réunion ministérielle de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), prévue mercredi et jeudi à Paris.

Kang est partie pour Paris cet après-midi et projette de rencontrer jeudi son homologue japonais.

Leur rencontre aura lieu, car les relations entre les deux pays se sont refroidies ces derniers mois à la suite de décisions de la Cour suprême sud-coréenne l'an dernier qui a ordonné à des entreprises japonaises d'indemniser des victimes coréennes du travail forcé durant la Deuxième Guerre mondiale.

Hier, le Japon a fait une demande au gouvernement sud-coréen de former une commission d'arbitrage comportant un pays tiers, en se basant sur l'accord de 1965 qui stipule une telle procédure pour le règlement des différends.

Le gouvernement sud-coréen a déclaré qu'il étudierait prudemment la demande du Japon même si beaucoup d'observateurs pensent que ce dernier ne prendra aucune mesure réelle pour établir la commission.

La Corée du Sud maintient la position que le gouvernement n'intervient pas dans les affaires qui impliquent des particuliers et sont décidées par un pouvoir judiciaire indépendamment du gouvernement.

Tokyo chercherait à rendre légitime sa plainte contre l'attitude de Séoul à l'égard du jugement du tribunal. Le Japon affirme depuis longtemps que la question des indemnisations a été entièrement résolue avec l'accord de 1965 qui a normalisé les liens bilatéraux après l'occupation coloniale de la Corée de 1910 à 1945.

Les victimes coréennes cherchent actuellement à saisir ou liquider les avoirs des entreprises japonaises impliquées dans le travail forcé, car elles refusent de suivre l'ordre de fournir des compensations.

Durant la réunion de deux jours, Kang parlera également avec ses homologues péruvien et français. Elle compte assister à des séances de haut niveau où seront abordés divers sujets concernant les perspectives économiques mondiales, la durabilité et la transition numérique.

La délégation sud-coréenne comprendra également la ministre chargée des négociations commerciales, Yoo Myung-hee, le premier vice-ministre de l'Economie et des Finances, Lee Ho-seung, et le deuxième vice-ministre de la Science et des TIC, Min won-ki.

mjp@yna.co.kr

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