Go to Contents Go to Navigation

Un nouvel éliminateur de brouillard réduit considérablement les particules fines des centrales thermiques

Actualités 21.05.2019 à 17h13
Un nouvel éliminateur de brouillard réduit considérablement les particules fines des centrales thermiques - 1

SEOUL, 21 mai (Yonhap) -- Un nouvel éliminateur de brouillard écologique capable de réduire considérablement les particules fines émises par les centrales thermiques a été développé à des fins commerciales, a annoncé mardi l'Institut coréen de recherche sur la machinerie et les matériaux (KIMM).

L'éliminateur de brouillard électrostatique (EME) a été testé pour diminuer efficacement les émissions de polluants à 0,5 milligramme (mg) par mètre cube ou 10 fois supérieur au niveau actuel, selon le KIMM.

«Le nouveau dispositif combine un éliminateur de brouillard conventionnel (ME) et un précipitateur électrostatique qui "électrifie" les polluants et les mettent de côté pour qu'ils ne soient pas émis dans l'atmosphère», a expliqué l'institut de recherche.

Ce dernier a indiqué que si les ME d'aujourd'hui sont remplacés ou complétés par les EME pour les installations de désulfuration des gaz de combustion dans des centrales au charbon, ils seront capables de diminuer les émissions de particules fines au niveau des émissions des générateurs exploitant du gaz naturel liquéfié.

L'institut a ajouté que le nouvel éliminateur de brouillard était modulaire en termes de design, permettant d'être utilisé sans un précipitateur électrostatique très cher qui sert à filtrer les particules fines. Il a indiqué que la taille de l'appareil est seulement le tiers de celle d'un ME, ce qui le rend avantageux pour l'utilisation dans les centrales électriques qui manquent toujours d'espace.

Le KIMM a refusé de donner le prix exact de l'EME, le premier dans le monde, en soulignant toutefois que le nouvel éliminateur est compétitif par rapport aux autres appareils similaires en termes de prix. Il a déclaré avoir dépensé environ 5,6 milliards de wons (4,8 millions de dollars) pour la recherche pendant deux ans.

Lee Chae-soo, chercheur à Doosan Heavy Industries & Construction, qui a coopéré avec le KIMM et a dirigé les essais pilotes actuels dans l'une de ses centrales électriques, a dit que le premier EME devrait être en opération dans le pays dans l'année.

«Des discussions sont déjà en cours avec des entreprises de production électrique sur l'installation de ce nouveau dispositif», a-t-il ajouté sans fournir les noms des entreprises, en disant que l'EME pourrait trouver de futurs acheteurs en Inde, en Indonésie et au Vietnam.

La quatrième économie d'Asie possède pas moins de 60 centrales thermiques en exploitation alors que le gouvernement prend actuellement des mesures visant à rendre de vieilles centrales conformes aux derniers standards établis pour réduire les particules fines dans les années à venir. Le gouvernement surveille en temps réel les centrales thermiques pour être sûr que les dernières centrales émettent moins de 5 mg de particules fines par mètre cube. Les contrevenants pourront être condamnés à une amende s'ils ne répondent pas aux standards, et les auteurs d'infractions les plus graves seront forcés d'arrêter leurs activités.

Séoul a déclaré avoir fixé l'objectif de réduire d'ici 2022 les émissions de particules fines jusqu'à 30% par rapport à celles de 2014, comme le public demande de prendre des mesures fermes face à la question de la pollution.

mjp@yna.co.kr

(FIN)

Accueil Haut de page