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Le gouvernement cherchera à obtenir la ratification de conventions fondamentales de l'OIT

Actualités 22.05.2019 à 16h38
Ministre de l'Emploi et du Travail

SEOUL, 22 mai (Yonhap) -- Le gouvernement a annoncé ce mercredi son plan de déposer une motion afin d'obtenir l'approbation parlementaire pour trois des quatre conventions clés de l'Organisation internationale du travail (OIT).

Cette décision représente une volte-face du gouvernement qui avait maintenu une position négative sur les efforts visant à chercher leur ratification avant une révision légale par l'organe législatif.

La Corée du Sud est sous la pression de l'Union européenne (UE) pour la ratification des quatre conventions fondamentales de l'OIT alors que celle-ci estime que Séoul ne déploie pas suffisamment d'efforts pour approuver les provisions de l'OIT comme convenu en vertu de leur accord de libre-échange (ALE) entré en vigueur en 2011.

La Corée du Sud a rejoint l'agence onusienne en 1991 mais n'a pas ratifié ses quatre conventions clés, à savoir les conventions nos. 87 et 98 concernant la liberté d'association et le droit d'organisation et les conventions nos. 29 et 105 sur l'abolition du travail forcé.

«Le gouvernement cherchera à obtenir l'approbation parlementaire de trois des quatre conventions», a déclaré le ministre de l'Emploi et du Travail Lee Jae-kap lors d'une conférence de presse. Les trois conventions sont les nos. 87, 98 et 29.

Il a ajouté que le ministère du Travail projetait de préparer la motion pour qu'elle soit soumise à la séance ordinaire de l'Assemblée nationale qui débutera en septembre prochain.

L'éventuelle ratification de ces conventions permettra à des chômeurs et personnes licenciées à adhérer à des syndicats.

Séoul a exclu la convention no. 105 qui interdit le travail forcé comme une punition pour des activités telles que l'expression d'opinions politiques et la participation à une grève.

Le ministre a expliqué qu'il était difficile de ratifier cette convention à ce stade comme la question est liée à l'ensemble du système pénal du pays.

La loi sur la sécurité nationale du pays qui interdit aux Sud-Coréens toute activité bénéficiant à la Corée du Nord est largement perçue comme une violation de cette convention.

Des inquiétudes s'intensifient alors que l'UE pourrait prendre des mesures de représailles commerciales contre le Sud comme elle l'a mis en garde le mois dernier contre l'éventuel lancement d'un groupe d'experts destiné à examiner le respect par Séoul de l'ALE si Séoul ne parvient pas à ratifier les conventions fondamentales sur le travail.

La ratification de ces conventions fait partie des priorités du président progressiste Moon Jae-in.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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