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(LEAD) «Parasite» de Bong Joon-ho remporte la Palme d'or du Festival de Cannes

Actualités 26.05.2019 à 09h48
Bong Joon-ho après avoir remporté la Palme d'or du 72e Festival de Cannes le 25 mai 2019. (EPA/Guillaume Horcajuelo=Yonhap)
Bong Joon-ho reçoit le 26 mai 2019 la Palme d'or du Festival de Cannes. (EPA=Yonhap)

CANNES, 25 mai (Yonhap) -- Le réalisateur sud-coréen Bong Joon-ho a remporté ce samedi la Palme d'or du 72e Festival de Cannes pour sa comédie sociale «Parasite».

Il est ainsi devenu le premier cinéaste sud-coréen à recevoir cette plus haute distinction à Cannes. Avant lui, Park Chan-wook s'était vu attribuer le Grand Prix, la deuxième récompense du festival, pour son thriller «Old Boy» en 2004.

C'était aussi la sixième fois qu'un film coréen s'emparait de l'une des grandes récompenses de ce rendez-vous international du cinéma. Im Kwon-taek avait reçu le prix de la mise en scène pour «Ivre de femmes et de peinture» en 2002, Park Chan-wook, outre le Grand Prix pour «Old Boy», le prix du jury ex-æquo pour «Thirst, ceci est mon sang » (2009) et Lee Chang-dong le prix du scénario pour «Poetry» en 2010. Jeon Do-yeon avait décroché le prix d'interprétation féminine pour son rôle dans «Secret Sunshine» en 2007.

«Parasite» s'est imposé face à de grands noms et lauréats de Cannes comme «Douleur et gloire» du cinéaste espagnol Pedro Almodovar et «Le Jeune Ahmed», réalisation des frères du cinéma belge Jean-Pierre Dardenne et Luc Dardenne.

Lorsque son nom a été annoncé à la fin de la cérémonie de clôture du Festival de Cannes, Bong a crié de joie et pris dans ses bras ses collègues.

«Je n'ai pas préparé de discours en français mais je me suis inspiré beaucoup de films français», a-t-il déclaré via une interprète lors de la cérémonie. Il a notamment cité deux grandes inspirations françaises, Henri-Georges Clouzot et Claude Chabrol. «"Parasite" a été une aventure extraordinaire pour moi.»

Il a remercié son équipe et ses acteurs pour leur dévouement et leurs contributions qui ont permis de réaliser ce long métrage.

«Je n'arrive pas à croire que le garçon de 12 ans qui rêvait de devenir réalisateur touche la Palme d'or», a-t-il avoué.

«Parasite», le septième film de Bong, traite des inégalites sociales et de la lutte des classes. Il se déroule autour de la famille de Ki-taek qui habite dans une bicoque misérable en sous-sol. Tout commence avec son fils malin qui se fait recommander pour donner des cours particuliers d'anglais dans une famille fortunée.

Alejandro Gonzalez Inarritu, le président du jury a déclaré que la décision d'attribuer ce prix prestigieux à «Parasite» a été unanime.

«Le film est une expérience unique ; c'est un film inattendu», a déclaré le metteur en scène mexicain lors d'une conférence de presse après la cérémonie de clôture.

Il a souligné que le jury n'a pas pris en compte le fait que la Palme d'or a été remise l'année dernière au réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda pour «Une affaire de famille». Certains prévoyaient que Cannes hésiterait à attribuer cette plus haute distinction à un autre réalisateur asiatique.

«Le cinéma doit parler lui-même», a souligné Inarritu en ajoutant que le jury n'a pas d'ordre du jour ni de message politique.

Le Grand Prix a été attribué à «Atlantique» de Mati Diop et le prix de la mise en scène à «Le Jeune Ahmed» des frères Dardenne. Le prix du jury a été accordé à «Bacurau» de Kleber Mendonca Filho et Juliano Dornelles et à «Les Misérables» de Ladj Ly.

En outre, les prix d'interprétation masculine et féminine sont revenus respectivement à Antonio Banderas dans «Douleur et gloire» d'Almodovar et à Emily Beecham dans «Little Joe» de Jessica Hausner. Le prix du scénario a été quant à lui décerné à Céline Sciamma pour «Portrait de la jeune fille en feu».

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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