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(FOCUS) Les films de Bong Joon-ho entre valeurs commerciales et artistiques

Actualités 26.05.2019 à 10h17
«The Host» (2006)
«Okja» (2017). © Netflix

CANNES, 25 mai (Yonhap) -- Le réalisateur Bong Joon-ho, qui a remporté samedi la Palme d'or du 72e Festival du film de Cannes avec «Parasite», est connu pour ses productions à la fois commerciales et artistiques, qui utilisent souvent des métaphores et sont relativement faciles d'accès, non seulement pour les critiques de cinéma mais aussi pour le public en général.

Dans ses films, il braque les projecteurs sur des questions sociales actuelles comme le matérialisme et la division des classes à travers des analogies, tout en conservant un œil bienveillant et chaleureux sur les personnes défavorisées.

Dans son premier long métrage, «Barking Dogs Never Bite», une comédie dramatique sortie en 2000, Bong fait passer un message satirique sur la société sud-coréenne, d'une manière comique. Avec l'histoire d'un professeur d'université apathique qui kidnappe des chiens dans son immeuble d'habitations, Bong présente un contraste entre le complexe résidentiel ordinaire et le sous-sol sombre et lugubre du bâtiment.

Son deuxième film datant de 2003, le policier dramatique «Memories of Murder» basé sur une vraie série de meurtres, avait également gagné les faveurs des critiques et du public, permettant ainsi à Bong à commencer à se faire une place dans le monde du cinéma non seulement en Corée mais également en dehors des frontières nationales.

Trois ans plus tard, en 2006, Bong a effectué un retour fracassant avec «The Host», qui est devenu un méga-succès en affichant un nouveau record d'entrées dans le pays. En prenant en toile de fond un incident lié à des rejets de produits toxiques dans le fleuve Han par la base militaire américaine à Séoul, la production à gros budget de Bong parvient à trouver un équilibre entre la peur, le rire et la satire en abordant pour la première fois le sujet de l'environnement, une question que l'on retrouve dans bon nombre de ses réalisations suivantes. Grâce à «The Host», Bong a fait ses premiers pas au Festival de Cannes. Le thriller fantastique est acclamé par la critique et est présenté à la Quinzaine des réalisateurs.

Dans «Mother», film dramatique sorti sur les salles obscures en 2009, Bong se tourne vers la colère humaine et l'horreur. Il a figuré dans la sélection Un Certain Regard à Cannes. Le réalisateur et scénariste s'est ensuite aventuré vers d'autres horizons, à Hollywood. En 2013, est achevé «Le Transperceneige», un film de science-fiction en anglais dans lequel la hiérarchie sociale est reflétée dans un train, ses wagons. Il mélange suspense, action et humour en traitant des problèmes sociaux et environnementaux.

Dans son film d'aventure fantastique «Okja», mis en ligne en 2017 sur Netflix, il s'attaque à des aspects de la vie et au capitalisme. Ce long métrage avait aussi été sélectionné et projeté à Cannes la même année.

Dans «Parasite», les membres de la famille de Ki-taek sont sans emploi et sont jaloux de la famille Park qui est riche et vit dans le confort. Un jour, le fils de Ki-taek se fait embaucher par les Park pour des cours particuliers d'anglais. Ce thème universel autour des riches et des pauvres a su séduire le jury et les médias à Cannes.

Bong se décrit comme un réalisateur de films de genre mais qui ne suit pas les règles. «Je me focalise sur la nuance d'une situation», a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse mercredi. «Les gens classent les films selon les genres. Mais, en tant que réalisateur, je ne suis pas conscient de cela.»

xb@yna.co.kr

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