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Le ministre de l'Economie rencontre la directrice du FMI et le secrétaire américain au Trésor

Economie 10.06.2019 à 14h10
Un tête-à-tête entre le ministre de l'Economie et des Finances, Hong Nam-ki, et la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, en marge de la réunion des ministres des Finances du G20 le samedi 8 juin 2019 (heure locale) dans un hôtel à Fukuoka, au Japon. (Photo fournie par le ministère de l'Economie et des Finances. Revente et archivage interdits)
Le ministre de l'Economie et des Finances Hong Nam-ki (à g.) serre la main du secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin le samedi 8 juin 2019 en marge de la réunion des ministres des Finances du G20 à Fukuoka, au Japon. (Photo fournie par le ministère de l'Economie et des Finances. Revente et archivage interdits)

SEJONG, 10 juin (Yonhap) -- Le ministre de l'Economie et des Finances, Hong Nam-ki, a rencontré samedi la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, en marge de la réunion des ministres des Finances et chefs des banques centrales du G20 tenue à Fukuoka, au Japon, a fait savoir lundi le ministère des Finances.

Lors de cette rencontre, Hong et Lagarde ont partagé la même opinion sur la nécessité d'une politique budgétaire expansionniste en Corée du Sud pour relancer sa croissance économique et mieux faire face aux risques comme le FMI l'avait recommandé dans son dernier rapport annuel.

Le FMI avait conseillé au mois de mai à la Corée du Sud de maintenir la politique budgétaire expansionniste à moyen terme afin de soutenir la croissance, la création d'emplois et le rééquilibrage externe.

Hong a dit que pour cela, le gouvernement a déposé un projet de budget supplémentaire de 6.700 milliards de wons au Parlement et fait des efforts pour obtenir l'approbation dans les meilleurs délais pour redynamiser l'économie sud-coréenne. On ne sait pas encore quand le Parlement pourra voter le budget supplémentaire du fait de l'impasse politique provoquée par le bras de fer entre le parti au pouvoir et les partis d'opposition.

La directrice du FMI a souligné aussi la nécessité d'établir un système de commerce basé sur les règles en évoquant les répercussions négatives de l'escalade des tensions entre la Chine et les Etats-Unis ressenties dans le monde entier.

Hong a demandé au G20, groupe des économies avancées et émergentes, de déployer des efforts pour renforcer les coordinations politiques visant à assurer que les impacts des conflits commerciaux ne se propagent pas jusqu'aux pays émergents. Il a fait une proposition en ce sens lors de la réunion annuelle des ministres des Finances du G20 au Japon dimanche.

Les ministres des Finances du G20 ont dit que la croissance mondiale semblait se stabiliser et ils ont prévu d'une manière générale qu'elle se rétablirait légèrement à la fin de cette année et en 2020.

«Cependant, la croissance reste faible et les risques demeurent élevés. Plus important encore, les tensions commerciales et géopolitiques s'intensifient. Nous allons continuer à gérer ces risques, et nous sommes prêts à prendre des mesures supplémentaires», ont dit les ministres des Finances du G20 dans un communiqué.

Par ailleurs, Hong a eu dimanche un tête-à-tête avec le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin afin de discuter des politiques liées au change et des coopérations sur les sanctions contre l'Iran.

Hong a demandé aux Etats-Unis de considérer de manière positive le règlement des difficultés auxquelles sont confrontées les petites entreprises sud-coréennes du fait des sanctions imposées par les Etats-Unis contre l'Iran.

Mnuchin a dit souhaiter que les enjeux se règlent harmonieusement à travers des consultations étroites entre la Corée du Sud et les Etats-Unis, sans aller plus loin.

L'année dernière, Washington a imposé des sanctions plus sévères que jamais contre l'Iran conformément à l'accord signé en 2015 entre l'Iran et les cinq pays les plus puissants dans le monde.

Le mois dernier, les Etats-Unis ont mis fin aux exemptions de sanctions accordées à la Corée du Sud, à la Chine, à l'Inde et à cinq autres pays pour les importations de pétrole iranien, en recommandant à Séoul de diversifier ses sources d'importation de pétrole.

Les petits exportateurs sud-coréens se trouvent ainsi face à des difficultés comme ils ne peuvent plus exporter vers l'Iran à cause de ces sanctions, a dit le ministère.

Ce dernier a refusé de préciser combien d'entreprises sud-coréennes sont affectées par ces mesures.

La semaine dernière, Hong a rencontré le gouverneur de la banque centrale iranienne, Abdolnaser Hemmati, à Séoul et les deux côtés ont convenu de communiquer de façon étroite pour résoudre les difficultés subies par les sociétés sud-coréennes.

eloise@yna.co.kr

(FIN)

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