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Le 10e Culture Communication Forum met à l'honneur les «créateurs de contenus»

Actualités 03.07.2019 à 11h51
Jeff Benjamin
La célébrité française Robin Deiana prend la parole lors d'un débat organisé dans le cadre du CCF le mardi 2 juillet 2019 à l'hôtel Grand Hyatt à Séoul. (Photo fournie par le CICI. Revente et archivage interdits)
La présidente du CICI Choi Jung-wha (4e de la dr.) et les délégués de 10 pays posent le mardi 2 juillet 2019 après un débat organisé dans le cadre du CCF 2019 à l'hôtel Grand Hyatt à Séoul. (Photo fournie par le CICI. Revente et archivage interdits)
Les délégués de 10 pays au CCF 2019 posent le 1er juillet 2019 après leur visite au Musée des meubles coréens (KOFUM) à Séoul. (Photo fournie par CICI. Revente et archivages interdits)

SEOUL, 03 juil. (Yonhap) -- Jeff Benjamin, chroniqueur de K-pop au magazine Billboard, et des créateurs de contenus de 10 pays, dont des écrivains, réalisateurs et stars montantes de YouTube, sont venus découvrir la quintessence de la culture traditionnelle et moderne coréenne pendant trois jours.

Le Corea Image Communication Institute (CICI) a organisé le Culture Communication Forum (CCF) 2019, de dimanche à mardi, avec comme thème «Créateurs de contenus» en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères, le ministère de la Culture, du Sport et du Tourisme et le Service culturel et d'information coréen (KOCIS).

«L'influence des "créateurs de contenus", qui communiquent avec le public à travers leurs propres contenus uniques, ne cesse de s'accroître d'année en année. Cette année, les activités des créateurs coréens ont notamment attiré une grande attention. La victoire de BTS aux Billboard Music Awards et l'obtention de la Palme d'or par le réalisateur Bong Joon-ho au Festival du film de Cannes ont tous les deux fait porter l'attention du monde sur la Corée», a déclaré la présidente du CICI Choi Jung-wha.

La 10e édition du CCF a également vu la participation de Gabie Kook, chef de cuisine coréano-argentine, le réalisateur canadien Hervé Demers, le cinéaste chinois Yusi Cheng, la célébrité française Robin Deiana, le photographe allemand Andreas Mühe, le réalisateur indien Shakun Batra, la romancière japonaise Ito Ogawa, le «sorikkun» de chants folkloriques de la province du Gyeonggi, Lee Hee-moon, le cinéaste russe Ilya Khrzhanovsky et la directrice de l'Institute for Government & Journalist, Bronwen Maddox.

Lundi, les délégués des 10 pays ont visité le Musée des meubles coréens (KOFUM), le Musée national de Corée, le siège du géant coréen de la cosmétique AmorePacific Corp. et le Music Library de Hyundai Card. Ces visites ont été ponctuées de deux repas dans de hauts lieux de la gastronomie coréenne : un déjeuner à l'Institut de la culture traditionnelle Onjium et un dîner au restaurant Congdu.

Cet événement annuel se veut être une plate-forme d'échanges autour de l'image de la Corée en offrant aux leaders d'opinion l'occasion de faire l'expérience de diverses facettes de la culture du pays du Matin-Clair.

Benjamin pour qui il s'agit de sa cinquième visite dans le pays a confié que le forum lui a permis de découvrir divers aspects de la Corée et de mieux comprendre le pays.

Les différentes perspectives des participants sur le présent et le futur de la culture coréenne et les contenus qu'ils créeront peut-être un jour inspirés par leurs expériences en Corée enrichiront davantage la culture coréenne et lui ouvriront de nouveaux horizons.

Hier, les délégués ont participé à un grand débat sur leurs découvertes au cours de leur séjour en Corée, les contenus culturels coréens et leurs sources d'inspiration.

Le panel de discussion a inclus Jean-Christophe Fleury, directeur de l'Institut français en Corée, Tatsushi Nishioka, directeur du Centre d'information et de culture de l'ambassade du Japon en Corée du Sud, Simon Lee, fondateur et PDG de Flitto, start-up spécialisée dans la traduction, et Kim Yoo-kyung, professeur de l'université Hankuk des études étrangères (HUFS).

Le succès du groupe de K-pop BTS a dominé le débat.

Maddox, ancienne journaliste du quotidien britannique The Times, a noté que le succès extraordinaire de BTS qui va bien au-delà des frontières nationales pour atteindre le public du monde entier est un phénomène rare en soulignant notamment la popularité dont le groupe jouit dans les pays anglophones alors que la Corée n'en fait pas partie. «Il est très intéressant de voir plus de 60.000 jeunes britanniques chanter en coréen pendant deux heures», a-t-elle déclaré.

Elle a attribué un tel succès de la culture coréenne à son caractère «transfrontalier». «D'après ma fille (qui est une grand fan de K-pop), mêmes les blagues coréennes sont transfrontalières. Le fait que des blagues coréennes peuvent faire rire les Britanniques qui sont de l'autre côté de la planète est quelque chose de difficilement imaginable».

Benjamin a quant à lui relevé le côté convivial et confortable de la Corée en disant qu'à sa première arrivée dans le pays du Matin-Clair, il a eu l'impression d'être chez lui et de pouvoir s'installer un jour en Corée et se sentir à l'aise comme chez lui.

Le chroniqueur du magazine américain a également cité la place que la culture pop coréenne accorde aux «détails» comme l'un des éléments qui font sa force.

Demers a de son côté mis en avant la force qui transcende le temps dans la culture coréenne en notant que l'expression spatiale qu'il a pu voir hier au Musée des meubles est proche de la sensibilité qu'il cherche à représenter dans ses films.

Par ailleurs, d'autres participants du débat comme Mühe et Kristina Schrei, conservatrice du Musée de Berlin, ont tenu à noter qu'il ne faut pas limiter la culture coréenne uniquement à la K-pop malgré sa place importante et sa popularité actuelle indéniable.

Schrei a noté que la K-pop n'est qu'une partie de la richesse de la culture de la Corée qui possède une longue histoire, la modernité et de belles œuvres d'architecture.

En guise de conclusion, Cheng a souligné que la culture coréenne ne signifie pas seulement la culture se déroulant en Corée. «La culture est comme une réalité virtuelle. Un grand nombre d'étrangers partagent les cultures d'autres pays. A cet égard, j'espère que la culture coréenne ne se limitera pas à une culture uniquement destinée aux Coréens mais que les personnes du monde entier et tous les coréanophiles pourront en profiter», a dit le réalisateur chinois avant de faire part de son souhait de voir de nombreuses collaborations culturelles dans divers domaines.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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