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(LEAD) Poursuite de la baisse des exportations japonaises vers la Corée du Sud cette année

Actualités 16.07.2019 à 10h17
(Photo d'archives Yonhap)

SEOUL, 16 juil. (Yonhap) -- Les exportations japonaises à destination de la Corée du Sud continuent à se contracter depuis le début de l'année, ont montré ce mardi des données de l'Association coréenne du commerce international (KITA). Cette tendance baissière devrait se poursuivre au deuxième semestre suite au renforcement par le gouvernement japonais de la restriction commerciale vis-à-vis du pays voisin.

Les expéditions japonaises vers la Corée du Sud ont englobé 63.700 milliards de wons (54 milliards de dollars) en mai, soit une chute de 7,8% sur un an. Elles ne sont pas parvenues à afficher de croissance positive depuis le début de l'année : -8,4% en janvier, -1,2% en février et -2,4% en mars et avril.

Sur une base annuelle, les exportations du Japon vers la Corée ont plongé de 7,4% sur un an en 2016 avant de rebondir en 2017 (+11,8%) et poursuivre la hausse l'année dernière (+4,1). Durant les cinq premiers mois de cette année, elles ont toutefois à nouveau reculé de 4,3% en rythme annuel.

La part du Japon dans les exportations mondiales demeure aussi en dessous de la barre des 5% depuis près de 10 ans après avoir atteint 5,1% en 2010. Elle est tombée à 3,69% en 2014 et a rebondi à 4,07% en 2016 avant de diminuer à 3,99% en 2017 et 3,75 l'année dernière. Pour la période janvier-mars, les expéditions japonaises ont représenté 3,8% des exportations mondiales.

Les perspectives pour les exportations japonaises ne sont guère belles pour le reste de l'année sur fond de conflit diplomatico-commercial avec la Corée du Sud, troisième pays avec lequel le Japon dégage le plus gros excédent.

Le gouvernement nippon a mis en place le 4 juillet dernier une restriction d'exportations vers la Corée du Sud concernant trois matériaux cruciaux dans la fabrication de semi-conducteurs et d'écrans à savoir le polymère fluoré, la résine photosensible et le fluore d'hydrogène.

Tokyo cherche en outre à exclure la Corée du Sud de sa «liste blanche». Après avoir recueilli des opinions de différentes parties jusqu'au 24 juillet prochain, la décision entrera en vigueur dans les 21 jours suivant son approbation par le conseil des ministres.

Une fois que Séoul aura été exclu de la liste blanche, 1.100 articles à double usage pourraient faire l'objet de restrictions commerciales dont des produits chimiques et composants électroniques.

Le gouvernement sud-coréen est en train d'élaborer des contre-mesures pour la centaine de produits les plus susceptibles de devenir la cible des restrictions japonaises dans le futur.

Cette exacerbation du conflit commercial suscite des inquiétudes même au sein de la classe politique japonaise.

Tetsuro Fukuyama, secrétaire général du Parti démocrate constitutionnel, la principale formation d'opposition du Japon, a déclaré lors d'un débat dimanche dernier que, si la dernière décision de Tokyo est perçue par la communauté internationale comme une contre-mesure commerciale face au problème lié au travail forcé en temps de guerre, cela aura un effet négatif sur l'intérêt national.

Le quotidien japonais Asahi Simbun a également décrit le même jour dans une tribune la restriction d'exportations du gouvernement japonais comme une mesure drastique qui pourrait entraîner des dommages non seulement à l'économie sud-coréenne mais aussi aux sociétés japonaises.

lsr@yna.co.kr

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