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Mitsubishi rejette la 3e demande de dialogue de victimes coréennes du travail forcé

National 16.07.2019 à 15h00
(Photomontage)

SEOUL, 16 juil. (Yonhap) -- L'entreprise japonaise Mitsubishi Heavy Industries Ltd. a rejeté pour la troisième fois la demande de victimes coréennes du travail forcé en temps de guerre d'engager un dialogue en vue de mettre en œuvre la décision de la Cour suprême sud-coréenne, a fait savoir mardi un groupe d'activistes civils.

La Cour suprême a ordonné en novembre dernier à Mitsubishi d'indemniser jusqu'à 120 millions de wons (101.600 dollars) chacune des 12 victimes du travail forcé ou un proche qui avaient porté plainte. En mars, un tribunal de Daejeon a ordonné la saisie de deux marques et six brevets de Mitsubishi après que la société japonaise a refusé d'obéir au jugement de la plus haute juridiction du pays.

Les avocats des victimes avaient demandé à l'entreprise japonaise des consultations à trois reprises avant de lancer les procédures pour disposer de ses avoirs saisis, selon le groupe.

«Les victimes du travail forcé ont envoyé une demande écrite à Mitsubishi trois fois pour des consultations en vue de résoudre les problèmes, en demandant de répondre jusqu'à hier. Mais Mitsubishi qui se cache derrière le gouvernement japonais a ignoré leur demande. Il est regrettable que leurs efforts visant à chercher des solutions raisonnables à travers le dialogue pour améliorer les relations Corée du Sud-Japon n'aient abouti à rien», a déploré le groupe.

Il a souligné que les procédures juridiques ne peuvent plus être retardées, notamment en raison des décès ou de la dégradation de la santé de victimes du travail forcé.

Le groupe s'est engagé en outre à déposer une demande d'injonction pour vendre les avoirs de Mitsubishi dans les meilleurs délais en accusant la société japonaise de ne pas avoir présenté d'excuses avant la date limite.

La Corée a été sous le joug colonial brutal du Japon de 1910 à 1945. La Corée du Sud affirme que les dirigeants japonais ne se sont pas repentis sincèrement des méfaits commis par leur pays dans le passé et refusent d'assumer les responsabilités juridiques. Le Japon avancent que toutes les questions liées aux réparations ont été résolues en vertu du traité de 1965 qui a normalisé les relations diplomatiques.

Le conflit diplomatique entre les deux pays s'est exacerbé après que Tokyo a mis fin plus tôt ce mois-ci au traitement préférentiel concernant les exportations de trois matériaux utilisés dans la fabrication de puces et d'écrans par des sociétés sud-coréennes dans une protestation à peine voilée contre Séoul au sujet du travail forcé.

lsr@yna.co.kr

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