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Travail forcé : Tokyo convoque l'ambassadeur sud-coréen en signe de protestation

Actualités 19.07.2019 à 11h49
Le ministre japonais des Affaires étrangères Taro Kono parle le vendredi 19 juillet 2019 à l'ambassadeur de Corée du Sud à Tokyo Nam Gwan-pyo après avoir convoqué le haut diplomate sud-coréen en signe de protestation après la fin de la date limite pour l'appel du Japon pour un groupe d'arbitrage sur le travail forcé en temps de guerre.

TOKYO/SEOUL, 19 juil. (Yonhap) -- Le ministre japonais des Affaires étrangères Taro Kono a convoqué ce vendredi l'ambassadeur de Corée du Sud à Tokyo Nam Gwan-pyo en signe de protestation après que Séoul a rejeté son appel pour la formation d'un panel d'arbitrage sur le travail forcé en temps de guerre sur fond d'escalade des tensions entre les deux pays.

Tokyo avait fixé hier comme la date limite en demandant à Séoul de répondre à sa proposition du 19 juin de former un groupe composé de trois membres de pays tiers. Séoul a rejeté la proposition en soulignant que la question doit être résolue à travers un dialogue diplomatique plus tôt qu'un processus de règlement de différends.

Kono devrait aussi annoncer officiellement la position de son gouvernement sur cette question.

La querelle autour du travail forcé a commencé après que la Cour suprême sud-coréenne a ordonné à des sociétés japonaises de dédommager des victimes. Tokyo a condamné fermement les verdicts en avançant que toutes les questions liées à la réparation ont été réglées en vertu d'un traité de 1965 que les deux pays ont signé lorsqu'ils ont normalisé leurs relations diplomatiques.

En représailles, Tokyo a imposé plus tôt ce mois-ci des restrictions sur les exportations de matériaux de haute technologie vers la Corée du Sud et pourrait prendre de nouvelles mesures de représailles économiques, comme l'exclusion de la Corée du Sud d'une liste blanche de pays bénéficiant d'un traitement préférentiel dans les procédures commerciales.

Des officiels sud-coréens ont dit que l'appel du Japon pour la formation d'un groupe d'arbitrage était inacceptable. Ils ont toutefois souligné que Séoul restait ouvert au dialogue en vue de négociations diplomatiques et disposé à examiner toutes les propositions constructives pour résoudre la question.

La Corée du Sud affirme ne pas pouvoir intervenir dans les litiges civils en notant qu'elle respecte les décisions de la justice en vertu du principe constitutionnel garantissant la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

Dans le cadre des efforts destinés à trouver une issue à cette question épineuse, Séoul a proposé le mois dernier la création par des sociétés sud-coréennes et japonaises d'un fonds commun destiné à indemniser les victimes du travail forcé. Tokyo a toutefois rejeté immédiatement cette offre.

lsr@yna.co.kr

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