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La position actuelle de Séoul est de conserver l'accord de partage de renseignements avec le Japon

National 19.07.2019 à 14h57

SEOUL, 19 juil. (Yonhap) -- La position actuelle de la Corée du Sud est de prolonger l'Accord de sécurité générale d'informations militaires (GSOMIA), a annoncé ce vendredi le ministère de la Défense, dans un contexte d'inquiétudes selon lesquelles le conflit économique entre les deux pays pourrait affecter leur coopération en matière de sécurité.

Le GSOMIA a attiré l'attention après que Chung Eui-yong, directeur de la sécurité nationale de la Corée du Sud, a déclaré jeudi que Séoul pourrait revoir le renouvellement de l'accord face à la restriction d'exportations de Tokyo imposée contre Séoul après l'éclatement d'un conflit sur le travail forcé en temps de guerre.

«Notre position actuelle est de le garder et nous examinons (la prolongation de l'accord) en termes d'utilité et de coopération sécuritaire», a dit la porte-parole du ministère, Choi Hyun-soo, à des journalistes.

Signé en novembre 2016, le GSOMIA permet aux deux pays de partager des informations militaires confidentielles afin de mieux répondre aux menaces nucléaires et balistiques de la Corée du Nord. Il s'agit du seul accord signé entre les deux pays dans le secteur militaire.

Cet accord est renouvelé chaque année systématiquement à moins qu'une partie ne notifie à l'autre son intention d'y mettre fin 90 jours avant la fin de la période d'un an. La date limite pour le dépôt d'une objection au renouvellement systématique de l'accord est le 24 août.

Le conflit sur le travail forcé s'est produit après que la Cour suprême sud-coréenne a ordonné l'année dernière à des entreprises japonaises d'indemniser des victimes. Tokyo a protesté fortement contre ses verdicts, affirmant que la question de l'indemnisation a été entièrement réglée par la signature de l'accord bilatéral de 1965 qui a normalisé les liens diplomatiques entre les deux pays.

Tokyo a imposé en représailles une restriction d'exportations vers la Corée du Sud au début de ce mois-ci et pourrait prendre des mesures de rétorsion supplémentaires, comme l'exclusion de la Corée du Sud d'une liste blanche de pays bénéficiant d'un traitement préférentiel dans les procédures commerciales.

La Corée du Sud maintient ne pas pouvoir intervenir dans un contentieux civil, comme elle respecte les décisions de justice selon le principe de démocratie constitutionnelle qui garantit la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

Parlant de son voyage aux Etats-Unis la semaine dernière, un officiel du ministère des Affaires étrangères a dit lundi à des journalistes que les Etats-Unis avaient manifesté leur souhait que l'accord ne soit pas affecté par les conflits en cours.

Jusqu'à la fin de 2018, Séoul et Tokyo ont partagé 22 informations classifiées sur la Corée du Nord, selon le député Song Young-gil du Parti démocrate.

La porte-parole du ministère de la Défense, Choi Hyun-soo. (Photo d'archives Yonhap)

mjp@yna.co.kr

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