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Le Japon force un musée allemand à retirer sa «statue de fille»

Actualités 04.08.2019 à 14h11
La «statue de fille» qui était exposée au musée du Mémorial national de Ravensbrück, en Allemagne.
La «statue de fille» présentée par le musée GEDOK à Berlin à l'exposition «Toys Are Us».

BERLIN, 04 août (Yonhap) -- Le Japon a fait pression sur le musée du Mémorial national de Ravensbrück, en Allemagne, pour que celui-ci retire la «statue de fille» qu'il abritait, a fait savoir ce dimanche Korea Verband, une association à but non lucratif basée à Berlin.

La présidente du groupe civique, Han Jung-hwa, avait fait don en 2017 de cette statue symbolisant les victimes coréennes de l'esclavage sexuel imposé par le Japon durant la Deuxième Guerre mondiale. Le mémorial se trouve dans la région de Brandebourg, dans le nord du pays.

Le musée a été construit à la mémoire des anciens prisonniers du camp de concentration de Ravensbrück qui a été le plus grand camp de concentration pour femmes en Allemagne. De 1939 à 1945, près de 132.000 femmes et enfants, 20.000 hommes et 1.000 adolescentes et jeunes femmes y ont été emprisonnés.

L'année dernière, l'ambassade du Japon en Allemagne avait demandé au Land de Brandebourg et au mémorial de retirer la statue de bronze en question.

«J'ai entendu que le gouvernement de Brandebourg et le musée étaient sous la pression du Japon», a dit Han. Le musée n'a pas résisté à la pression japonaise et l'a retirée, a-t-elle ajouté.

Les historiens estiment à environ 200.000 le nombre de femmes, la plupart des Coréennes, qui ont servi d'esclaves sexuelles à des soldats du front de l'armée impériale japonaise durant la guerre. Celles-ci sont appelées aujourd'hui par euphémisme «femmes de réconfort».

L'ambassade japonaise a également protesté auprès du musée GEDOK à Berlin pour la présentation depuis vendredi d'une «statue de fille» à une exposition intitulée «Toys Are Us».

xb@yna.co.kr

(FIN)

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