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(2e LD) Les deux projectiles nord-coréens ont volé 450 km à une altitude de 37 km, selon le JCS

Actualités 06.08.2019 à 15h48

SEOUL, 06 août (Yonhap) -- La Corée du Nord a lancé mardi deux projectiles semblant être des missiles balistiques de courte portée en direction de la mer de l'Est, a fait savoir l'armée sud-coréenne, un signe apparent de protestation contre l'exercice militaire conjoint en cours de Séoul et Washington.

Les projectiles ont été tirés à 5h24 et 5h36 depuis le comté de Kwail, dans la province du Hwanghae du Sud, et ont volé environ 450 kilomètres à travers la péninsule avant de retomber dans la mer de l'Est, selon le Comité des chefs d'état-major interarmées (JCS).

L'altitude maximale a été de près de 37 kilomètres et la vitesse de pointe de 6,9 Mach, a indiqué le JCS.

«Les autorités du renseignement de la Corée du Sud et des Etats-Unis estiment que ces missiles de courte portée présentent des caractéristiques similaires aux missiles balistiques que la Corée du Nord a testés le 25 juillet», a dit le JCS, en ajoutant qu'une analyse est en cours pour déterminer leur type exact.

Le bureau présidentiel Cheong Wa Dae a tenu une réunion d'urgence pour discuter des récents lancements nord-coréens, selon sa porte-parole, Ko Min-jung.

«Nous voyons ces lancements comme une violation de l'esprit de l'accord militaire intercoréen», a dit la porte-parole du ministère de la Défense, Choi Hyun-soo, lors d'un point de presse, en se référant à l'accord militaire global signé en septembre de l'année dernière.

A Washington, un haut officiel américain a indiqué que les Etats-Unis continuaient à surveiller la situation et à consulter ses alliés sur cette question.

La Corée du Nord a lancé le 2 août 2019 des projectiles de courte portée non identifiés en direction de la mer de l'Est, a rapporté le Comité des chefs d'état-major interarmées (JCS) de la Corée du Sud. Cette capture d'écran de la Télévision centrale nord-coréenne (KCTV) du 26 juillet 2019 montre le tir d'une arme guidée tactique (missile balistique de courte portée selon l'armée sud-coréenne). (Utilisation en Corée du Sud uniquement et redistribution interdite) (Photo d'archives Yonhap)

Il s'agit de la quatrième série de lancements du genre en moins de deux semaines.

Les premiers récents lancements ont été effectués le 25 juillet. Le Nord a tiré deux missiles d'un nouveau type, 77 jours après ses précédents essais balistiques. La nation communiste a mené des lancements à nouveau les 31 juillet et 2 août.

Des officiels sud-coréens et américains ont estimé que toutes les trois précédentes séries de tirs ont impliqué un missile balistique de courte portée d'un nouveau type, connu sous le nom de KN-23, une version du missile balistique Iskander de la Russie. Cependant, le Nord a déclaré avoir testé un nouveau «système de lance-roquettes multiple guidé» lors de ses deux derniers essais qui ont eu lieu les 31 juillet et 2 août.

La particularité des tirs effectués mardi, c'est que les missiles ont été lancés depuis la région sud-ouest et ont volé à travers la péninsule vers la mer de l'Est, alors que les précédents lancements ont été menés depuis la côte est.

«Maintenant que la Corée du Nord a un certain niveau de confiance dans la stabilité de cette nouvelle arme après les récents tirs, il semble qu'elle a choisi la région ouest pour mener des essais additionnels en modifiant la distance de vol et l'altitude», a analysé Kim Dong-yup, professeur de l'Institut pour les études de l'Extrême-Orient de l'université de Kyungnam.

Le 9 mai, la Corée du Nord a tiré apparemment deux missiles de courte portée depuis Kusong, dans la région nord-ouest, en direction de l'est, cinq jours après avoir lancé plusieurs projectiles, dont au moins un missile de courte portée, depuis sa ville côtière orientale de Wonsan.

Les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies interdisent à la Corée du Nord tout lancement de missile balistique.

Ces essais nord-coréens ont eu lieu mardi, un jour après que la Corée du Sud et les Etats-Unis ont entamé un exercice militaire conjoint comme prévu malgré les avertissements du Nord.

«L'entraînement du personnel pour la gestion de crises» des alliés qui a débuté lundi constitue une séance préliminaire de leur exercice de poste de commandement estival, selon des sources militaires.

Cet exercice, qui devrait durer environ trois semaines, vise à tester la capacité opérationnelle initiale (COI) de Séoul qui prévoit de reprendre l'OPCON en temps de guerre des mains de Washington.

Les alliés restent discrets quand à cette manœuvre conjointe sans déclarer son commencement, ni dévoiler de détails, dont le nom et la durée. Cependant, le ministre de la Défense, Jeong Kyeong-doo, a confirmé durant une séance parlementaire tenue hier que cet exercice était «en cours».

Le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a envoyé à nouveau un message d'avertissement après avoir effectué mardi des essais, en disant dans un communiqué que le Nord pourrait chercher une «nouvelle voie». La Corée du Nord a défini l'exercice conjoint comme une violation de la série d'accords qu'ils ont signés avec elle.

«Les autorités américaines et sud-coréennes donnent l'impression de parler beaucoup de dialogue, mais, quand elles se retournent, elles aiguisent leur épée pour nous faire du mal», a dit le ministère, selon l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA).

«Si les autorités américaines et sud-coréennes s'appuient sur la confiance, en négligeant nos avertissements, nous leur ferons payer cher, ce qui les mettra en très grande difficulté», a-t-il ajouté.

Les négociations sur la dénucléarisation sont toujours en suspens après que le sommet entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un s'est terminé sans accord en février dernier à Hanoï. Lors d'une rencontre impromptue entre les deux dirigeants au village transfrontalier intercoréen de Panmunjom en juin, ils se sont accordés à relancer les discussions entre groupes de travail. Le dialogue n'a toutefois pas repris encore.

mjp@yna.co.kr

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