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Conflit commercial : Séoul voit une opportunité de croissance économique

Economie 06.08.2019 à 16h21
Noh Young-min, le secrétaire général de Cheong Wa Dae (à droite), et Kim Sang-jo, le conseiller présidentiel aux politiques.

SEOUL, 06 août (Yonhap) -- La Corée du Sud fera des efforts pour transformer les restrictions d'exportations du Japon en opportunité pour dynamiser la croissance innovante, a dit mardi Noh Young-min, le secrétaire général de Cheong Wa Dae.

Noh a affirmé lors d'une session plénière du comité directeur du Parlement que le gouvernement prendrait les mesures nécessaires afin de faire face au retrait de la Corée du Sud de la liste blanche des partenaires commerciaux bénéficiant de la confiance du Japon.

«Nous allons transformer (la situation actuelle) en une opportunité pour faire avancer l'économie sud-coréenne afin de ne plus être influencée par l'hégémonie technologique», a dit Noh aux députés.

Le gouvernement japonais a approuvé vendredi dernier le plan de supprimer la Corée du Sud de la «liste blanche» des pays bénéficiant du statut préférentiel commercial, consécutivement aux restrictions d'exportations imposées le 4 juillet sur des matériaux de haute technologie essentiels contre la Corée du Sud.

Noh a évalué que le Japon prenait un chemin «sans issue», en indiquant que les actions du Japon sont clairement des mesures de représailles économiques contre des décisions de la Cour suprême sud-coréenne prononcées l'an dernier, qui a ordonné à des entreprises japonaises d'indemniser des victimes coréennes du travail forcé pendant la domination coloniale japonaise.

«Le gouvernement retirera à son tour le Japon de sa liste des pays bénéficiaires de la confiance dans le but de renforcer les contrôles d'exportations et de prendre des mesures visant à assurer la sécurité nationale de la Corée du Sud dans les domaines du tourisme, de l'alimentation et des déchets», a-t-il ajouté.

Concernant les préoccupations que certains soulèvent sur la possibilité d'un retrait massif des fonds japonais de la Corée du Sud, le conseiller présidentiel aux politiques Kim Sang-jo a répondu que les chances de voir les flux de fonds japonais déstabiliser les marchés financiers de la Corée du Sud étaient «très faibles».

«Les fondamentaux financiers de la Corée du Sud sont différents de ceux des années 1997-1998, lors de la crise financière asiatique il y a 20 ans. Ainsi, je pense que cette possibilité est très faible», a dit Kim.

eloise@yna.co.kr

(FIN)

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