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Les chefs de défense de Séoul et Washington se rencontreront aujourd'hui

Actualités 09.08.2019 à 10h29
Mark Esper

SEOUL, 09 août (Yonhap) -- Les chefs de défense de la Corée du Sud et des Etats-Unis vont se rencontrer ce vendredi à Séoul afin de discuter de questions concernant la sécurité régionale et d'autres sujets sur fond de mécontentement du régime nord-coréen à propos de l'exercice militaire conjoint et de liens dégradés entre Séoul et Tokyo, a annoncé le ministère de la Défense.

La rencontre entre le ministre sud-coréen de la Défense Jeong Kyeong-doo et son homologue américain Mark Esper va intervenir à un moment où Washington fait pression sur Séoul pour sa contribution financière au maintien des troupes américaines en Corée du Sud.

Esper est arrivé jeudi à Séoul pour une visite de deux jours, la dernière étape de sa tournée dans cinq pays d'Asie-Pacifique, à savoir l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon et la Mongolie.

Lors de la réunion, les deux hommes envisagent d'échanger leurs évaluations de la situation sécuritaire sur la péninsule coréenne et de discuter des enjeux majeurs non résolus comme les moyens de redynamiser la coopération pour la dénucléarisation de la Corée du Nord et le transfert prévu du contrôle opérationnel (OPCON) en temps de guerre de Washington à Séoul, selon le ministère de la Défense de Séoul.

La Corée du Nord a intensifié ces dernières semaines ses menaces en tirant à plusieurs reprises des missiles balistiques de courte portée nouvellement développés, en disant que les lancements avaient pour but d'adresser un message d'avertissement contre l'exercice militaire combiné de Séoul et Washington.

Ces deux derniers ont en effet lancé leur exercice militaire estival lundi afin d'évaluer les capacités de la Corée du Sud pour le transfert de l'OPCON.

Avant la réunion avec Jeong, Esper a rencontré la ministre des Affaires étrangères Kang Kyung-wha avec qui il aurait discuté des coûts de la défense pour maintenir les 28.500 soldats américains présents sur le territoire sud-coréen.

Le président Donald Trump a dit mercredi que la Corée du Sud était «un pays très riche qui ressent maintenant l'obligation de contribuer à la défense militaire» fournie pas les Etats-Unis.

Dans le cadre de l'accord de cette année, Séoul a convenu de payer 1.040 milliards de wons (915 millions de dollars), en hausse de 8,2% sur un an. Comme l'accord se terminera à la fin de l'année, les deux parties devront engager bientôt des négociations.

Il semble également que Esper soulignera l'importance de l'extension de l'Accord de sécurité générale d'informations militaires (GSOMIA) entre Séoul et Tokyo, mécanisme clé de la sécurité trilatérale, comme la possibilité de son abolition est grandissante à cause des restrictions d'exportations du Japon.

L'autre sujet qui attire l'attention est de savoir si Esper fera une demande officielle pour la participation de Séoul à la coalition pilotée par les Etats-Unis pour assurer la sécurité dans le détroit d'Ormuz au large de l'Iran. Il pourrait aussi demander de déployer des missiles de portée intermédiaire en Corée du Sud après la sortie des Etats-Unis du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire signé avec la Russie.

Après la réunion avec Jeong, Esper rencontrera le président Moon Jae-in et Chung Eui-yong, chef du Bureau de la sécurité nationale de Cheong Wa Dae, avant de quitter le pays, selon les officiels.

eloise@yna.co.kr

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