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(2e LD) Washington prêt à s'engager diplomatiquement avec Pyongyang, selon Esper

International 09.08.2019 à 15h20
Chefs de défense

SEOUL, 09 août (Yonhap) -- Les Etats-Unis sont disposés à s'engager de manière diplomatique avec la Corée du Nord afin de faire progresser les efforts pour dénucléariser le pays communiste mais maintiendront les sanctions imposées contre Pyongyang jusqu'à ce que le régime abandonne son programme nucléaire, a dit ce vendredi le secrétaire américain à la Défense Mark Esper.

Esper a fait ces remarques lors de sa réunion avec le ministre sud-coréen de la Défense Jeong Kyeong-doo à Séoul. Il a mis l'accent sur l'importance de la coordination étroite et continue entre les deux alliés concernant les affaires nord-coréennes.

Les Etats-Unis «resteront déterminés à mettre en œuvre les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies jusqu'à ce que le Nord s'engage dans la dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible de la péninsule coréenne», a dit Esper.

«Comme le président Trump l'a dit clairement, les Etats-Unis souhaitent s'engager diplomatiquement avec la Corée du Nord afin de faire progresser tous les engagements pris dans la déclaration commune de Singapour pour atteindre ces objectifs», a-t-il dit.

Esper a aussi dit que les deux alliés étaient prêts «à se défendre eux-mêmes tout en créant un espace pour la diplomatie».

En décrivant la région Indo-Pacifique comme une zone prioritaire pour les Etats-Unis, Esper a noté que sa visite en Corée du Sud avait pour but de réaffirmer «l'alliance robuste» qui constitue l'axe de paix et de sécurité sur la péninsule coréenne et dans l'Asie Nord-Est.

En accueillant le chef de la défense américaine, le ministre Jeong a souligné que leur rencontre revêtait une signification particulière «dans cette situation très urgente en termes de sécurité au-dessus et aux alentours de la péninsule», en évoquant les lancements de missiles balistiques de la Corée du Nord, les restrictions d'exportations du Japon ainsi que la violation aérienne par un avion militaire russe le mois dernier.

«J'espère que les autorités de défense de la Corée du Sud et des Etats-Unis continueront de coopérer étroitement pour surmonter les difficultés en préservant la position de défense combinée robuste», a dit Jeong.

Esper est arrivé jeudi à Séoul pour une visite de deux jours, la dernière étape de sa tournée dans cinq pays d'Asie-Pacifique, à savoir l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon et la Mongolie.

Lors de la réunion, les deux hommes ont échangé leurs évaluations de la situation sécuritaire sur la péninsule coréenne et discuté d'enjeux majeurs non résolus comme les moyens de redynamiser la coopération pour la dénucléarisation de la Corée du Nord et le transfert prévu du contrôle opérationnel (OPCON) en temps de guerre de Washington à Séoul, selon le ministère de la Défense de Séoul.

La Corée du Nord a intensifié ces dernières semaines ses menaces en tirant à plusieurs reprises des missiles balistiques de courte portée nouvellement développés, en disant que les lancements avaient pour but d'adresser un message d'avertissement contre l'exercice militaire combiné de Séoul et Washington.

Ces deux derniers ont en effet lancé leur exercice militaire estival lundi afin d'évaluer les capacités de la Corée du Sud pour le transfert de l'OPCON.

Son voyage intervient à un moment où Washington fait pression sur la Corée du Sud pour faire augmenter sa contribution financière pour les coûts de stationnement des troupes américaines sur le territoire sud-coréen.

Avant la réunion avec Jeong, Esper a rencontré la ministre des Affaires étrangères Kang Kyung-wha avec qui il aurait discuté de ce sujet.

Le président Donald Trump a dit mercredi que la Corée du Sud était «un pays très riche qui ressent maintenant l'obligation de contribuer à la défense militaire» fournie pas les Etats-Unis.

Dans le cadre de l'accord de cette année, Séoul a convenu de payer 1.040 milliards de wons (915 millions de dollars), en hausse de 8,2% sur un an. Comme l'accord se terminera à la fin de l'année, les deux parties devront engager bientôt des négociations.

Il semble également que Esper soulignera l'importance de l'extension de l'Accord de sécurité générale d'informations militaires (GSOMIA) entre Séoul et Tokyo, mécanisme clé de la sécurité trilatérale, comme la possibilité de son abolition est grandissante à cause des restrictions d'exportations du Japon.

L'autre sujet qui attire l'attention est de savoir si Esper fera une demande officielle pour la participation de Séoul à la coalition pilotée par les Etats-Unis pour assurer la sécurité dans le détroit d'Ormuz au large de l'Iran. Il pourrait aussi demander de déployer des missiles de portée intermédiaire en Corée du Sud après la sortie des Etats-Unis du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire signé avec la Russie.

Esper rencontre cet après-midi le président Moon Jae-in et Chung Eui-yong, chef du Bureau de la sécurité nationale de Cheong Wa Dae. Il quittera aujourd'hui le pays.

eloise@yna.co.kr

(FIN)

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