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La question du travail forcé n'a pas été réglée par le traité de 1965 avec Tokyo, selon un responsable sud-coréen

Actualités 12.08.2019 à 17h51

SEOUL, 12 août (Yonhap) -- Un responsable sud-coréen a rejeté ce lundi les affirmations du Japon selon lesquelles la question du travail forcé en temps de guerre a été réglée par le traité signé entre les deux gouvernements en 1965, qui a normalisé les relations entre Séoul et Tokyo.

En 2005, un groupe d'experts composé de responsables du gouvernement et de citoyens sud-coréens a mentionné que plusieurs questions datant de l'époque coloniale, y compris l'esclavage sexuel pratiqué par le Japon, n'étaient pas couvertes par le traité, sans toutefois inclure la question du travail forcé, permettant d'interpréter que la reconnaissance par la Cour suprême sud-coréenne l'année dernière des droits individuels des victimes à réclamer des dommages-intérêts va à l'encontre des conclusions du groupe spécial.

«Les allégations selon lesquelles la décision de justice de 2018 est contraire aux conclusions du groupe spécial de 2005 n'ont pas suffisamment de force», a déclaré le responsable du ministère des Affaires étrangères, sous couvert d'anonymat.

«Si vous consultez le livre blanc du bureau du Premier ministre qui a été publié après l'annonce du groupe spécial, il dit que seule l'indemnisation politique a été reflétée dans le traité et que les victimes peuvent réclamer individuellement des dommages-intérêts découlant de l'occupation illégale de la péninsule coréenne», a-t-il ajouté.

Tokyo affirme que toutes les questions liées aux réparations découlant de sa colonisation de la Corée ont été réglées lors de la signature du traité. Séoul estime que celui-ci ne couvre pas les problématiques directement liées à la nature illicite de l'occupation coloniale du Japon.

En 2005, le groupe d'experts a déclaré que les questions de l'esclavage sexuel, des Coréens forcés à travailler sur l'île de Sakhaline en Russie et ceux qui ont été blessés lors des bombardements atomiques de 1945 au Japon n'étaient pas couvertes par le traité.

Le groupe spécial a été formé pour indemniser les victimes de la domination coloniale du Japon après la déclassification des dossiers diplomatiques relatifs aux négociations sur le traité.

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mathieu@yna.co.kr

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