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Un conseiller présidentiel fait allusion à l'impact limité des restrictions à l'exportation du Japon

International 12.08.2019 à 18h46

SEOUL, 12 août (Yonhap) -- Le récent retrait de la Corée du Sud de la liste des partenaires commerciaux de confiance du Japon pourrait affecter les exportations à destination de la Corée du Sud de seulement une «poignée» de matériaux stratégiques, a déclaré ce lundi le conseiller adjoint à la sécurité du président Moon Jae-in.

Kim Hyun-chong, chef adjoint du Bureau de la sécurité nationale du bureau présidentiel, a déclaré à la radio avoir examiné un total de 1.194 matériaux japonais stratégiquement importants pour l'économie sud-coréenne et avoir constaté que seule une poignée d'entre eux seront touchés par les restrictions à l'exportation de Tokyo.

Interrogé à propos des contre-mesures du gouvernement, Kim a dit que «la part de notre pays sur le marché mondial de la DRAM atteint 72,4%. Une suspension de deux mois de l'approvisionnement en DRAM (en raison des restrictions à l'exportation du Japon) affectera la production mondiale de 230 millions de smartphones. Nous avons comme option une telle carte (à jouer).»

À long terme, cependant, la Corée du Sud doit réduire sa dépendance commerciale vis-à-vis du Japon, a estimé Kim.

«La meilleure mesure est que nous surpassions le Japon en ce qui concerne les technologies de la quatrième révolution industrielle. De nombreux techniciens talentueux devraient être attirés ici au moyen d'incitations», a-t-il dit.

«Des incitations suffisantes devraient également être accordées à nos entreprises lors de fusions et acquisitions d'entreprises qui possèdent des technologies essentielles. »

Il a également démenti les informations selon lesquelles il aurait demandé aux Etats-Unis de servir de médiateur dans le différend commercial entre la Corée du Sud et le Japon lors de son voyage à Washington le mois dernier.

«Je suis allé en Amérique pour deux raisons. Tout d'abord, j'ai expliqué (que les décisions de la Cour suprême sur le travail forcé en temps de guerre) venaient de confirmer le droit d'exiger une indemnisation suite aux actes anti-humanitaires du Japon. Deuxièmement, je voulais demander aux Etats-Unis s'ils accordent la priorité à une alliance trilatérale avec la Corée du Sud et le Japon ou à une politique étrangère asiatique centrée sur un Japon réarmé», a déclaré Kim.

En ce qui concerne les négociations avec les Etats-Unis, Kim a dit qu'il ne faut pas sous-estimer les facteurs géopolitiques. «Un missile tiré (de Corée du Nord) prend 15 minutes pour atteindre l'Alaska. Mais il ne faut que sept secondes à la Corée du Sud pour le détecter. Du point de vue américain, c'est sept secondes contre 15 minutes. Voilà l'importance géopolitique (de la Corée du Sud).»

A la question de savoir si Séoul prolongera l'Accord de sécurité générale d'informations militaires, un accord de partage de renseignements militaires avec le Japon, Kim a fait savoir que ce dernier sera soigneusement examiné, tout en soulignant que la défense nationale devrait être renforcée.

«La dépendance excessive à l'égard des forces extérieures dans le domaine de la sécurité peut également causer des problèmes, comme dans les domaines des matériaux industriels et des composants. Le Japon dispose déjà de huit satellites de reconnaissance. Nous devrions également être en mesure de lancer des satellites de reconnaissance», a-t-il déclaré.

Kim Hyun-chong, chef adjoint du Bureau de la sécurité nationale du bureau présidentiel. (photo d'archives)

mathieu@yna.co.kr

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