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Séoul se prépare à retirer officiellement le Japon de sa liste blanche

Actualités 14.08.2019 à 11h45

SEOUL, 14 août (Yonhap) -- Le ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Energie a entamé ce mercredi la procédure pour supprimer Tokyo de sa liste de partenaires commerciaux dignes de confiance sur fond d'intensification du conflit commercial entre les deux voisins asiatiques.

Au début de cette semaine, le gouvernement sud-coréen a décidé de réviser la classification de ses partenaires commerciaux en trois groupes, contre deux à présent, plaçant Tokyo dans la catégorie intermédiaire.

Le ministère a déclaré que le reclassement de ses partenaires commerciaux entrerait en vigueur après avoir recueilli l'opinion publique pendant 20 jours et effectué des examens juridiques.

Tokyo figurait sur la liste de 29 pays bénéficiant de procédures d'exportations préférentielles, qui sont membres des quatre grands régimes de contrôle des exportations, dont l'arrangement de Wassenaar.

Le groupe nouvellement établi entre les deux catégories existantes a été conçu pour les pays qui participent aux quatre accords internationaux «mais opèrent un système de contrôle d'exportations qui viole les normes internationales», a précisé plus tôt le ministère.

Le Japon a imposé des restrictions d'exportations contre la Corée du Sud en juillet. Il a commencé à restreindre les expéditions de trois matériaux industriels essentiels à l'industrie technologique de la quatrième économie d'Asie, en l'accusant pour son contrôle laxiste des exportations de matériaux sensibles.

Tokyo a annoncé officiellement la semaine dernière que la Corée du Sud serait retirée de sa liste de partenaires commerciaux dignes de confiance à la fin de ce mois-ci.

La Corée du Sud, ayant nié les allégations soulevées par le Japon sur son contrôle laxiste des exportations, a défini la décision japonaise sans précédent comme une mesure de représailles contre les verdicts rendus par sa Cour suprême, qui a ordonné à des entreprises japonaises d'indemniser des victimes coréennes du travail forcé durant le régime colonial japonais (1910-1945).

Même si le ministère sud-coréen nie que la nouvelle classe ait été introduite pour viser Tokyo et qu'il s'agisse d'une contre-mesure face aux restrictions d'exportations, le Japon est le seul pays, pour l'instant, à être classifié dans le groupe intermédiaire.

Selon les critères révisés, les entreprises sud-coréennes vendant des produits stratégiques au Japon devront fournir cinq différents documents, soit deux documents de plus, pour obtenir une autorisation individuelle.

La procédure d'approbation nécessitera environ 15 jours, bien plus que les cinq jours nécessaires à l'heure actuelle. Cette durée est toutefois toujours plus courte que la procédure demandée par le Japon pour les produits d'exportations à destination de la Corée du Sud, soit près de 90 jours.

Par ailleurs, la Corée du Sud se prépare actuellement à déposer une plainte auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Les détails, dont le calendrier, n'ont pas encore été révélés.

(Photomontage)

mjp@yna.co.kr

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