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(LEAD) Séoul veut acquérir de nouveaux radars antimissiles et missiles d'interception

National 14.08.2019 à 17h14
Un avion furtif F-35B sur le point d'atterrir sur un bâtiment de débarquement. (Capture d'écran d'une page Wikimedia. Revente et archivage interdits)

SEOUL, 14 août (Yonhap) -- La Corée du Sud projette d'ajouter deux radars d'alerte précoce antimissiles et de construire trois destroyers Aegis au cours des cinq prochaines années dans le but de mieux détecter et intercepter les missiles nord-coréens, a fait savoir ce mercredi le ministère de la Défense.

Ce plan fait partie des projets clés que le ministère a dévoilés dans le cadre de sa feuille de route de la défense pour la période 2020-2024 sur fond d'inquiétudes croissantes concernant les capacités balistiques de la Corée du Nord suite à une série de tirs d'essais de ce que Pyongyang dit être de nouvelles armes.

Le plan de défense de cinq ans appelle à dépenser 290.500 milliards de wons (239,88 milliards de dollars), soit une hausse de 7,1% en moyenne annuelle au cours des cinq prochaines années.

De ce total, 103.800 milliards de wons seront consacrés au renforcement des capacités de défense et les 186.700 milliards de wons restant à la gestion des forces militaires.

Pyongyang semble se focaliser sur la modernisation de ses armes conventionnelles en effectuant des tirs d'essai de missiles balistiques de courte portée, dont sa version du missile russe Iskander, ces dernières semaines.

«Le ministère a décidé de se focaliser sur le renforcement des capacités de défense pour jouer un rôle central dans la réponse aux menaces sécuritaires tous azimuts, ainsi que sur la construction et la bonne gestion d'une armée intelligente basée sur les technologies de pointe», a déclaré le ministère dans un communiqué.

Dans le cadre des efforts pour améliorer les capacités de défense, le ministère a alloué 34.100 milliards de wons à des projets destinés à «s'assurer des capacités de dissuasion stratégique».

Dans le but de développer son propre bouclier antimissile baptisé Korea Air and Missile Defense (KAMD), l'armée projette d'étendre la zone de couverture de détection de missiles balistiques en se dotant de deux radars d'alerte précoce et en construisant trois nouveaux destroyers Aegis équipés d'un système de radar avancé.

Elle cherchera également à améliorer ses capacités d'interception multicouches en déployant la version améliorée de missiles d'interception Patriot Advanced Capability (PAC)-3 et Cheolmae-II, tout en achevant le développement du L-SAM, un missile sol-air à longue portée.

Afin d'accroître davantage ses «capacités à frapper des cibles stratégiques», le ministère a promis de se doter de nouveaux missiles guidées de plus grande précision qui seront lancés à partir du sol, de la mer, des sous-marins et des chasseurs.

Le développement de nouveaux systèmes d'armes non létales sera également poursuivi, telles des bombes à impulsion électromagnétique (EMP) afin de neutraliser le système de production d'électricité en cas d'urgence, selon le ministère.

Afin de renforcer considérablement les capacités de reconnaissance et de surveillance, l'armée s'est engagée à déployer de nouveaux satellites militaires et drones à moyenne et haute altitudes.

«La Corée du Sud est supérieure à la Corée du Nord concernant les missiles balistiques de courte portée en termes de qualité et de quantité. Nous nous assurerons de grandes capacités d'interception contre les nouveaux types de missiles balistiques que la Corée du Nord a récemment testés», a souligné le ministère dans un communiqué.

Après une pause de 17 mois, la Corée du Nord a commencé à nouveau en mai dernier à tester ses principales armes. Protestant contre l'exercice conjoint Corée du Sud-Etats-Unis, le pays communiste a testé des missiles balistiques de courte portée à cinq reprises au cours des trois dernières semaines.

Le Nord aurait développé avec succès sa version du missile balistique de courte portée Iskander et un nouveau type de missile de courte portée ressemblant au missile balistique sol-sol tactique américain ATACMS (Army Tactical Missile System).

Le ministère projette aussi de dépenser 56.600 milliards de wons afin de s'assurer des capacités à reprendre le contrôle opérationnel (OPCON) en temps de guerre.

A cette fin, l'armée cherche à commencer la construction d'un porte-avions léger pouvant transporter des avions furtifs F-35B et de sous-marins de 3.000 tonnes.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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