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Séoul prêt à parler avec le Japon du retrait de sa «liste blanche»

Actualités 18.08.2019 à 10h18
Sung Yun-mo, le ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Energie. (Photo d'archives Yonhap)

SEOUL, 18 août (Yonhap) -- La Corée du sud avait notifié préalablement Tokyo de son plan de supprimer le Japon de la liste des partenaires commerciaux bénéficiant de sa confiance et a fait part de sa volonté d'en discuter avec le Japon en cas de nécessité, a annoncé samedi le ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Energie.

Séoul a décidé lundi de retirer Tokyo de sa «liste blanche» sur fond de tensions commerciales bilatérales déclenchées par les restrictions d'exportations imposées par le Japon contre la Corée du Sud au mois de juillet et le retrait de cette dernière de sa liste des pays bénéficiant d'un statut préférentiel pour le commerce.

«Le gouvernement avait notifié le Japon de son retrait de la «liste blanche» préalablement et lui avait expliqué les principaux détails et procédures relatives à la mesure», a dit Sung Yun-mo, le ministre du Commerce, sur son compte Facebook.

«Si des explications supplémentaires sont nécessaires, nous pouvons en apporter de la façon dont le Japon souhaite, que ce soit une consultation ou explication», a-t-il ajouté.

Début juillet, le gouvernement japonais a imposé des restrictions d'exportations sur trois matériaux de haute technologie essentiels, apparemment en réponse à des verdicts rendus l'année dernière par la Cour suprême sud-coréenne qui a ordonné à des entreprises japonaises d'indemniser des victimes coréennes du travail forcé durant la colonisation japonaise de la péninsule coréenne (1910-1945).

Plus tôt ce mois-ci, le Japon a promulgué la décision de retirer la Corée du Sud de la liste des partenaires commerciaux profitant d'un traitement préférentiel. La mesure entrera en vigueur à la fin du mois d'août.

Au début de cette semaine, la Corée du Sud a annoncé pour sa part un plan de réorganisation de sa liste des partenaires commerciaux en formant trois catégories, contre deux actuellement, en plaçant Tokyo dans une nouvelle classe, celle des pays faisant l'objet d'un contrôle sévère des exportations.

eloise@yna.co.kr

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