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(LEAD) Eau radioactive de Fukushima : Séoul convoque un diplomate japonais

International 19.08.2019 à 15h38

SEOUL, 19 août (Yonhap) -- La Corée du Sud a convoqué lundi un diplomate japonais pour demander une explication de Tokyo sur son plan de relâcher dans l'océan Pacifique de l'eau contaminée par l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima en 2011.

Cette convocation a eu lieu dans un contexte où Séoul cherche l'annulation des récentes restrictions d'exportations de Tokyo à travers des dialogues bilatéraux et des pressions. Séoul voit ces mesures comme des représailles politiques face aux verdicts rendus l'année dernière par la Cour suprême sud-coréenne contre des entreprises japonaises quant au travail forcé en temps de guerre.

Kwon Se-jung, directeur général en charge du changement climatique et des affaires environnementales au ministère sud-coréen des Affaires étrangères, a convoqué le ministre pour les affaires économiques de l'ambassade du Japon en Corée du Sud, Tomofumi Nishinaga.

Kwon lui a fait part d'une note verbale, un document diplomatique, afin de souligner les inquiétudes de Séoul sur l'eau radioactive et de demander que Tokyo vérifie les rapports et revendications sur le plan d'évacuation et mette au clair son projet futur.

«Notre gouvernement prend conscience très sérieusement de l'impact qu'auront les résultats du traitement d'eau contaminée de la centrale de Fukushima sur la santé et la sûreté des citoyens des deux pays, et plus largement sur l'ensemble des pays situés le long de l'océan», a indiqué le ministère dans un communiqué de presse en se référant à la note verbale.

«Le gouvernement a demandé également que le gouvernement japonais explique de manières plus transparente et spécifique à la communauté internationale les mesures liées, dont la manière dont il gèrera les réacteurs nucléaires de Fukushima», a-t-il ajouté.

De plus, Kwon a proposé que Séoul et Tokyo cherchent conjointement des manières d'empêcher le traitement de l'eau contaminée d'affecter l'écosystème marin près du site.

Nishinaga a répondu qu'il transmettrait la position de Séoul à Tokyo et que le Japon offrirait de façons exacte et transparente les informations liées au traitement de l'eau de la centrale de Fukushima, selon le ministère.

Convocation

La convocation est survenue alors que Séoul fait davantage pression sur Tokyo pour que ce dernier retire ses restrictions d'exportations, y compris la décision prise ce mois-ci de supprimer à la Corée son statut de partenaire commercial préférentiel, en demandant une solution diplomatique pour le conflit.

La semaine dernière, Séoul a abordé ouvertement la question de l'eau polluée en promettant de la traiter «activement» sur fond d'inquiétudes croissantes selon lesquelles Tokyo pourrait en relâcher dans le Pacifique comme la centrale de Fukushima manquerait d'espace de stockage vers 2022.

Après avoir appris en août de l'année dernière le plan de Tokyo de déverser de l'eau radioactive, la Corée du Sud a envoyé au Japon un document détaillant ses préoccupations et des demandes liées. Depuis, elle a appelé Tokyo à présenter clairement sa méthode de traitement lors de forums bilatéraux et multilatéraux.

La question de l'eau toxique constitue un obstacle pour les préparations du Japon en vue des Jeux olympiques de Tokyo 2020.

Le Japon serait en train d'examiner les diverses options, dont l'évaporation et l'enfouissement, pour traiter l'eau de la centrale de Fukushima. Cependant, le déversement dans l'océan de l'eau traitée est perçu comme la méthode la moins chère et la plus rapide, donc séduisante.

Des groupes et militants environnementaux, comme Greenpeace, s'opposent à l'évacuation d'eau contaminée au tritium. Selon un rapport publié en janvier par Greenpeace, un groupe de travail du gouvernement japonais a proposé un plan de déversement en négligeant les autres options possibles qui empêcheraient une plus grande contamination de l'océan.

mjp@yna.co.kr

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