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(2e LD) Kang entretient l'incertitude au sujet du renouvellement du pacte militaire avec le Japon

Actualités 21.08.2019 à 18h36

SEOUL/PEKIN, 21 août (Yonhap) -- La ministre des Affaires étrangères Kang Kyung-wha a entretenu ce mercredi l'incertitude quant au renouvellement de l'accord de partage de renseignements militaires avec le Japon, pour semble-t-il faire pression sur Tokyo pour qu'il annule ses récentes restrictions à l'exportation.

Au cours de son entretien de 35 minutes avec le ministre japonais des Affaires étrangères Taro Kono à Pékin, Kang a déclaré que Séoul est toujours en train d'examiner s'il faut renouveler le pacte, qui est un cas rare de coopération bilatérale en matière de sécurité. Séoul devrait déterminer s'il doit le conserver d'ici samedi.

La dispute commerciale bilatérale ne montrant aucun signe de ralentissement, Séoul a laissé entendre qu'il pourrait se retirer de l'Accord de sécurité générale d'informations militaires (GSOMIA). Le pacte se renouvelle automatiquement chaque année à moins que l'un ou l'autre des pays n'exprime l'intention d'y mettre fin.

La ministre des Affaires étrangères, Kang Kyung-wha, échange une poignée de main avec son homologue japonais, Taro Kono avant leurs discussions à Pékin, le mercredi 21 août 2019.

«D'après ce que je sais, en ce qui concerne la GSOMIA, le ministre des Affaires étrangères Kono a soulevé la question en premier, et la ministre Kang a dit que (Séoul) examine s'il y a lieu de le prolonger en termes généraux», a déclaré à la presse un responsable du ministère sud-coréen des Affaires étrangères.

L'agence de presse japonaise Kyodo News a rapporté que Kono a dit à Kang que le Japon veut maintenir le GSOMIA, considéré comme un élément crucial de la coopération trilatérale en matière sécurité avec les Etats-Unis, allié mutuel des deux pays.

Kang et Kono semblent n'avoir pas réussi à réduire les divergences, mais leur rencontre, la deuxième ce mois-ci, reflèterait leur volonté de poursuivre le dialogue diplomatique. Ils étaient à Pékin pour assister à une réunion trilatérale avec leur homologue chinois, Wang Yi.

Kang a réitéré l'appel de Séoul pour que Tokyo revienne immédiatement sur ses mesures de contrôle des exportations, tout en exprimant ses regrets quant à la décision du Japon prise ce mois-ci de retirer la Corée du Sud de la «liste blanche» des partenaires commerciaux de confiance. La décision devrait entrer en vigueur mercredi prochain.

Elle a également appelé le Japon à s'efforcer d'organiser des pourparlers entre les autorités de régulation des exportations des deux pays pour faire face aux tensions commerciales.

La Corée du Sud demande une solution diplomatique, en dénonçant les restrictions d'exportation du Japon comme une violation des principes du libre-commerce pour lesquels Tokyo se bat depuis longtemps et dont il bénéficie.

Dans son discours du jour de la Libération la semaine dernière, le président Moon a déclaré qu'il «joindra volontiers ses mains» à celles du Japon si ce dernier choisit la voie du dialogue et de la coopération. Cette remarque est largement vue comme une branche d'olivier tendue au pays voisin.

Les précédentes discussions bilatérales entre Kang et Kono avaient eu lieu en marge d'un forum régional tenu le 1er août à Bangkok, en Thaïlande.

mjp@yna.co.kr

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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