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La page se tourne pour le premier accord militaire entre Séoul et Tokyo

International 22.08.2019 à 22h03
L'ex-ministre sud-coréen de la Défense Han Min-koo (à dr.) et l'ambassadeur du Japon en Corée du Sud Yasumasa Nagamine signent le GSOMIA le 23 novembre 2016 au ministère de la Défense à Séoul.

SEOUL, 22 août (Yonhap) – L'accord de partage de renseignements militaires entre la Corée du Sud et le Japon auquel Séoul a décidé aujourd'hui de mettre fin était le premier accord militaire signé entre les deux parties depuis que la Corée a été libérée du joug colonial japonais (1910-1945).

L'Accord de sécurité générale d'informations militaires (GSOMIA) a été signé le 23 novembre 2016 entre le ministre sud-coréen de la Défense de l'époque Han Min-koo et l'ambassadeur du Japon en Corée du Sud d'alors Yasumasa Nagamine et est entré en vigueur immédiatement.

L'accord était principalement destiné à mieux faire face aux menaces de la Corée du Nord.

La Corée du Sud avait d'abord entamé des négociations en vue de signer un accord de partage de renseignements militaires avec le Japon en 2012 sous le gouvernement conservateur Lee Myung-bak mais le projet a été avorté à la dernière minute en raison de la forte opposition du public à la signature d'un tel accord avec un ancien pays colonisateur.

Quatre ans plus tard, l'administration conservatrice Park Geun-hye a signé l'accord moins d'un mois après avoir déclaré la reprise des discussions sur la question. Certains observateurs ont soupçonné que la pression américaine aurait été à l'origine d'une telle rapidité.

L'accord est censé être renouvelé automatiquement chaque année à moins qu'une des parties n'informe l'autre de son intention de mettre un terme à l'accord 90 jours avant la fin de la période d'un an. Jusqu'à présent, le pacte a été renouvelé deux fois.

Comme la classification des renseignements militaires est différente selon le pays, la Corée du Sud échange des informations militaires classées secrètes de «niveau 2» et «niveau 3» en vertu de l'accord, équivalentes des «top secrets et secrets défense» et «secrets» du Japon.

L'accord stipule aussi qu'aucun des deux pays ne doit dévoiler ou fournir les renseignements à aucune entité d'un pays tiers sans approbation préalable dans le but de protéger les renseignements fournis et ceux-ci ne doivent être utilisés à aucune autre fin que le partage.

La Corée du Sud fournit notamment au Japon des renseignements d'origine humaine collectés par des transfuges nord-coréens et d'autres sources, ainsi que des informations de communication sans fil détectées près de régions intercoréennes, selon des sources militaires.

Le Japon est plus avancé que Séoul quant à ses capacités de reconnaissance dans d'autres zones comme il exploite un grand nombre de divers moyens de renseignement dont des satellites militaires et radars.

Depuis le début de l'année, Séoul et Tokyo ont échangé leurs secrets défense sur les tests de missiles nord-coréens à sept reprises incluant les derniers tests de vendredi dernier. Le pays communiste a effectué huit séries de tests d'armes, dont des missiles balistiques de courte portée, cette année, deux fois en mai, deux fois en juillet et quatre fois ce mois-ci.

La Corée du Sud a déclaré que l'accord était destiné à mieux se défendre des menaces nucléaires et balistiques grandissantes de la Corée du Nord même si le mécanisme de sécurité a entraîné l'opposition de pays voisins, notamment la Chine. Pékin avance que l'accord fait partie de la stratégie américaine de contenir la Chine.

La Corée du Sud a signé un accord de partage de renseignements militaires avec 34 pays et l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (Otan). Le Japon a été son 33e partenaire.

lsr@yna.co.kr

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