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Séoul cherchera à réduire au minimum les retombées du conflit commercial avec le Japon

Actualités 23.08.2019 à 15h42
Le ministre de l'Economie et des Finances Hong Nam-ki prend la parole le 23 août 2019 à Sejong.

SEOUL, 23 août (Yonhap) -- Le gouvernement a fait part ce vendredi de son plan de prendre des mesures pour réduire au minimum toutes les éventuelles conséquences du conflit commercial avec le Japon qui pourrait s'aggraver davantage dans le futur après sa décision de mettre fin à l'accord de partage de renseignements militaires avec le pays voisin.

«Nous gérerons étroitement la situation pour nous assurer que l'impact économique négatif soit réduit au minimum quelle que soit la situation», a déclaré le ministre de l'Economie et des Finances Hong Nam-ki lors d'une réunion avec des journalistes à Sejong.

Ces propos sont intervenus un jour après que Séoul a annoncé qu'il ne renouvèlerait pas l'Accord de sécurité générale d'informations militaires (GSOMIA) avec Tokyo, la mesure la plus radicale prise depuis les restrictions d'exportation japonaises.

Hong a assuré que le gouvernement continuerait à surveiller en permanence les marchés financiers et à mettre en place un plan d'urgence pour faire face à toute volatilité accrue suite à la décision de Séoul de mettre un terme à l'accord militaire avec le Japon.

«Sur le plan économique, les difficultés et incertitudes ne devraient pas se dissiper facilement, selon la manière dont le Japon réagira» à la décision de mettre fin à l'accord militaire, a noté Hong lors d'une autre réunion qui s'est tenue cet après-midi avec des directeurs d'instituts de recherche à Séoul. «Il est difficile de prédire comment les choses vont se dérouler.»

Cette dernière décision a été prise alors que les relations bilatérales ont plongé à leur plus bas niveau suite au conflit commercial provoqué par la question d'indemnisation de victimes coréennes du travail forcé pratiqué par le Japon pendant sa colonisation de la péninsule coréenne (1910-1945).

Le Japon a renforcé ses contrôles sur les exportations vers la Corée du Sud de trois matériaux clés dans la production de semi-conducteurs et écrans flexibles avant de retirer son pays voisin de la «liste blanche» des partenaires commerciaux dignes de confiance.

Hong a réitéré l'appel de Séoul pour que le Japon mette fin à ses restrictions commerciales mais il est peu probable que leurs relations s'améliorent et leur coopération économique revienne sur les rails sous peu.

Les inquiétudes se sont intensifiées sur l'éventuel impact de la guerre commerciale entre les deux pays voisins sur l'économie coréenne mais Hong a dit que ce n'était pas le moment de réviser à la baisse l'objectif de croissance économique du pays pour cette année.

Hier, il a dit à des députés qu'«il ne sera pas facile» pour la Corée du Sud d'afficher une croissance économique de 2,4% ou 2,5%.

Le mois dernier, la Corée du Sud a abaissé sa prévision de croissance à 2,4-2,5% pour cette année, citant les faibles exportations et investissements.

Dans le cadre des efforts destinés à redynamiser l'économie, Hong a dit que le gouvernement envisageait de proposer un budget de 513.000 milliards de wons (423,5 milliards de dollars) pour l'année prochaine, ce qui marquerait une hausse de 9% par rapport à l'enveloppe de cette année.

La plan budgétaire, s'il est adopté par le Parlement, fera passer la dette nationale à plus de 39,5% du produit intérieur brut (PIB) en 2020, par rapport aux 37,2% enregistrés cette année.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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