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Séoul demande la coopération internationale pour empêcher le rejet d'eaux contaminées par le Japon

International 05.09.2019 à 16h45
(Photo d'archives Yonhap)

SEOUL, 05 sept. (Yonhap) -- Le gouvernement sud-coréen a appelé jeudi à la coopération internationale pour faire face à l'éventuelle décision du Japon de rejeter des eaux contaminées de la centrale nucléaire de Fukushima dans l'océan Pacifique.

Lors d'une conférence de presse organisée à Séoul, Choi Won-ho, directeur en charge de la recherche et développement au ministère de la Science et des TIC, a averti que le rejet d'eaux contaminées pourrait poser de graves problèmes pour l'environnement mondial et la santé des êtres humains partout dans le monde.

«Il y a une nécessité urgente de travailler ensemble sur cette question et le gouvernement a pris l'initiative de créer un système de coopération internationale», a-t-il affirmé.

L'officiel a indiqué que Séoul a envoyé une lettre exprimant ses fortes préoccupations aux pays voisins et demandant à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de jouer un plus grand rôle pour résoudre ce problème. Il a ajouté que l'AIEA devrait travailler avec la communauté internationale pour traiter cet enjeu. Et la Corée du Sud envisage d'envoyer une délégation à la conférence générale de l'AIEA qui se déroulera du 16 au 20 septembre à Vienne, en vue de prononcer un discours sur cette question et souligner l'importance de ce sujet aussi pour les autres pays, a-t-il continué.

La réaction de Séoul est intervenue alors que Tokyo a dit avoir envisagé de déverser des eaux contaminées de la centrale nucléaire dans la région nord-ouest de Honshu qui a été dévastée lors d'un séisme qui a provoqué un tsunami catastrophique en mars 2011.

Les dégâts provoqués par d'immenses vagues violentes ont détruit trois des six réacteurs de la centrale en provoquant des fuites ultérieures de matériaux radioactifs dans les environs, marquant la pire catastrophe nucléaire depuis l'accident nucléaire de Tchernobyl en 1986.

Tokyo Electric Power Co., la compagnie d'électricité en charge de la centrale, a admis en 2018 avoir trouvé des traces de substances radioactives comme du tritium, du strontium-90 et de l'iode 129, ainsi que d'autres éléments dans les eaux utilisées pour nettoyer la centrale, en dépit du traitement des liquides avant le stockage.

L'annonce du ministère de la Science fait suite à des appels faits auparavant par la Corée du Sud pour demander au Japon de prendre au sérieux les conséquences d'un rejet d'eaux contaminées.

Séoul a également demandé au gouvernement japonais d'être plus ouvert et d'expliquer en détail à la communauté internationale et son peuple comment il traitera la question de Fukushima.

eloise@yna.co.kr

(FIN)

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